Rétrogradation de Gérard Deltell: Legault se dit sans regrets

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François Legault (gauche) et Gérard Deltell.

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(Québec) Le chef caquiste François Legault assure qu'il avait de «bonnes raisons» de démettre Gérard Deltell de son poste de leader parlementaire et qu'il l'a fait pour «le bien du parti».

À l'heure du bilan d'une session parlementaire «difficile» pour la Coalition avenir Québec, M. Legault a assuré ne pas avoir de regrets quant au sort réservé à l'ex-député caquiste de Chauveau au sein de son équipe parlementaire.

«Quand on est un chef, il faut être capable de prendre des décisions difficiles, a déclaré M. Legault. Et je ne veux pas rentrer dans les détails de l'histoire, mais il y avait de bonnes raisons de démettre M. Deltell. Je l'ai fait pour le bien du parti et le bien du caucus.»

Début de la fin

Au printemps 2014, M. Deltell a perdu sa fonction de leader parlementaire de la CAQ en chambre au profit de son collègue François Bonnardel. La rétrogradation est apparue à plusieurs comme le début de la fin à la CAQ pour celui qui avait présidé son mariage avec l'Action démocratique du Québec, dont il tenait les rênes.

La défaite de la CAQ dans Chauveau lundi, a fait mal. Le chef Legault l'attribue en bonne partie à la polarisation entre libéraux et péquistes sur la question nationale. Même si le référendum a aussi marqué la dernière élection générale, M. Deltell était parvenu à conserver Chauveau avec 52 % des voix. Il a démissionné de son siège en avril et fera le saut au fédéral sous la bannière conservatrice.

«Je suis surpris de la déclaration de M. François Legault à mon égard, a commenté M. Deltell sur sa page Facebook. Je comprends que la CAQ traverse une période difficile.» Il n'a pas été possible de lui parler.

Vendredi, M. Legault a admis qu'il a songé à démissionner de son poste, mais que cette option a été écartée. «Je me suis dit aussi, peut-être que quelqu'un va être meilleur que moi pour vendre cette excellente idée et cet excellent programme de la CAQ, a affirmé le chef. En parlant à mes collègues, on m'a demandé de rester après 2018.»

Derniers mois difficiles

Les derniers mois n'ont pas été faciles, concède le leader caquiste. La course à la direction du Parti québécois et l'élection complémentaire dans Chauveau ont ramené la question nationale à l'avant-plan. La visibilité médiatique pour le parti de la troisième voie n'a pas été facile à obtenir et son message économique a donc eu de la difficulté à percer dans la population. La CAQ a d'ailleurs embauché un responsable des médias sociaux pour tenter de passer par-dessus les médias traditionnels et rejoindre directement les électeurs.

Même l'automne 2015 sera ardu, prévient le chef caquiste, puisque la campagne électorale fédérale attisera aussi les camps fédéraliste et souverainiste. Mais la «lune de miel» ne pourra continuer, soutient M. Legault, qui demeure persuadé que les Québécois finiront par délaisser le débat national au profit de l'enjeu économique.

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