Parizeau avait choisi Marois pour «humaniser les relations» avec les fonctionnaires

Après la démission de Jacques Parizeau au lendemain... (Photo La Presse Canadienne, Clément Allard)

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Après la démission de Jacques Parizeau au lendemain du référendum de 1995, les critiques n'ont pas épargné ses successeurs, de Lucien Bouchard à Pauline Marois. Sur la photo, M. Parizeau discute avec Mme Marois, en octobre 2007.

Photo La Presse Canadienne, Clément Allard

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Il lui avait enseigné. Elle avait été de son cabinet ministériel. Elle l'avait servi comme attachée de presse. Mais quand Jacques Parizeau, premier ministre, illustre ex-titulaire des Finances, économiste de renom, lui a demandé de présider le Conseil du trésor, Pauline Marois a eu le vertige. Il l'a choisie pour «humaniser les relations» avec le monde des fonctionnaires.

Depuis Kuala Lumpur, en Malaisie, où elle séjourne, l'ex-chef du gouvernement du Parti québécois de 2012 à 2014 a rendu hommage à celui qui s'est éteint, lundi soir. «Vous savez, je l'ai accompagné longtemps, a-t-elle souligné. Et ce soir, c'est une grande peine que j'ai.»

La politicienne maintenant à la retraite s'est rappelé du moment où Jacques Parizeau, élu premier ministre en septembre 1994, lui a annoncé qu'elle dirigerait le Trésor. «Oui, j'étais très intimidée», a-t-elle indiqué en riant.

«Comme bien des femmes probablement, je me suis dit : "Est-ce que je serai capable de faire ça?" Puis, il m'a dit deux choses. "J'ai besoin de quelqu'un de rigoureux" - ça, j'étais assez contente. Puis, "j'ai besoin de quelqu'un pour humaniser les relations dans la fonction publique, capable de parler aux syndiqués, aux travailleurs". Et je peux vous dire que, lorsque j'ai présidé le Trésor, j'ai été très fière d'avoir réussi à avoir signé presque toutes les ententes avec le secteur public sans consentir des augmentations faramineuses», de l'ordre de 1 %.

Liens de longue date

Ses liens avec «Monsieur» vont bien plus loin dans le temps. Pauline Marois a indiqué qu'elle a été une des étudiantes du professeur Parizeau aux HEC, les Hautes Études commerciales, à Montréal. «J'avais une admiration incommensurable. Il était un pédagogue exceptionnel.»

Elle est entrée à son cabinet vers 1979, puis a débuté comme attachée de presse du ministre des Finances peu de temps après. En 1981, Mme Marois effectue un premier séjour à l'Assemblée nationale avant d'être défaite au scrutin suivant.

À l'époque où Jacques Parizeau remplace Pierre-Marc Johnson à la tête du PQ, en 1987, Pauline Marois revient dans l'entourage du chef de l'opposition, en 1988. «C'était toujours ça avec lui. Jamais de doute, il n'y avait aucun doute» sur la poursuite de l'objectif d'indépendance du Québec.

«Remarquez, a-t-elle poursuivi, que je n'en ai pas eu non plus. Mais il l'affirmait tellement sans ambages, tellement clairement... Je crois que son nom devrait être inscrit en lettres de feu dans l'histoire du Québec, finalement.»

 

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