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Régions: Québec contrevient à sa propre loi, dénonce une coalition

Une cinquantaine de décisions du gouvernement viendraient briser... (Photothèque Le Soleil)

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Une cinquantaine de décisions du gouvernement viendraient briser des engagements déjà pris, selon une étude commandée par la coalition Touche pas à mes régions. Notons par exemple l'abolition du volet 4 du Programme intégré d'infrastructures cyclables et piétonnes, qui met à mal le projet de faciliter l'accès à de telles infrastructures dans les régions hors des grands centres.

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(Québec) Nouveau cri d'alarme des régions : le gouvernement du Québec foule du pied la loi qu'il a fait voter en 2012 «pour assurer la vitalité et l'occupation des territoires», disent-elles. Étude en main, la coalition Touche pas à mes régions soutient que plus de 50 décisions gouvernementales «contreviennent» de front à des engagements formellement pris.

C'est ce que fera valoir le regroupement mardi après-midi en conférence de presse dans la capitale. Le Soleil a obtenu une copie de l'étude qu'il rendra publique à cette occasion.

«Il apparaît que les décisions prises par le gouvernement actuel depuis son arrivée au pouvoir en avril 2014 vont à contresens de la loi» visant à assurer l'occupation et la vitalité des territoires, et à «contresens» aussi de la Stratégie gouvernementale 2011-2016 visant à mettre en oeuvre cette législation, lit-on dans l'étude. L'auteure, la chercheuse Marie-Joëlle Brassard, parle également de «distorsions».

La coalition Touche pas à mes régions l'a mandatée pour dresser l'état d'avancement des engagements gouvernementaux relatifs à l'occupation et à la vitalité des territoires éloignés (des grands centres urbains). Sur les 71 engagements qu'elle a examinés, elle a découvert que plus de 50 sont affectés en tout ou en partie par des décisions gouvernementales, des décisions prises depuis 18 mois - essentiellement, donc, par le gouvernement de Philippe Couillard.

DES EXEMPLES CONCRETS

En mettant en parallèle des énoncés de la Stratégie sur l'occupation des territoires et certaines décisions gouvernementales, Mme Brassard met en exergue des éléments comme les suivants : la fermeture de sept bureaux régionaux du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion contredit la volonté qui avait été exprimée de poursuivre le programme régional d'intégration des personnes immigrantes; l'abolition du volet 4 du Programme intégré d'infrastructures cyclables et piétonnes met à mal le projet de faciliter l'accès à de telles infrastructures dans les régions hors des grands centres; des coupes ad hoc de 40 millions $ compromettent le désir de «renouveler les ententes avec les MRC pour le développement local et le soutien à l'entrepreneuriat».

La coalition Touche pas à mes régions s'inquiète. Marie-Joëlle Brassard écrit : «D'une part, des mesures et des programmes abolis ou affectés par des coupes gouvernementales touchent directement la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, les femmes ou encore les communautés les plus dévitalisées. D'autre part, l'effet de la centralisation équivaut à une perte d'exercice de la démocratie et de la prise en charge par et pour les "instances populations".»

La loi pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires a été adoptée par l'Assemblée nationale en février 2012 sous le gouvernement de Jean Charest.

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