Budget d'après-mandat des ex-premiers ministres: rien d'excessif, croit Landry

Bernard Landry estime que le soutien financier et logistique... (PHOTO SEBASTIEN PEDRAGLIO, LA PRESSE)

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Bernard Landry estime que le soutien financier et logistique aux anciens premiers ministres devrait s'étirer davantage dans le temps que les 200 00 $ par an pendant trois ans actuellement en vigueur.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «Je pense», croit Bernard Landry, «que les anciens premiers ministres devraient être mieux traités et plus longtemps».

Joint à son bureau de l'Université du Québec à Montréal, celui qui a dirigé le gouvernement de 2001 à 2003, a indiqué que le soutien financier et logistique aux anciens premiers ministres est loin d'être excessif et devrait s'étirer davantage dans le temps que les 200 00 $ par an pendant trois ans actuellement en vigueur. M. Landry a insisté sur le fait qu'il n'a personnellement jamais «reçu des versements» pour l'aide de l'après-politique. «Cette période a commencé en 2012.»

Le local, qui lui était assigné, rue Saint-Jacques, à Montréal, était situé dans un édifice gouvernemental; son adjointe administrative recevait un salaire directement de l'État; quant au garde du corps, qui agissait aussi comme chauffeur, sa rémunération relevait de la Sûreté du Québec, a-t-il soulevé.

M. Landry a livré un plaidoyer en faveur de l'aide à ceux qui quittent le poste de commande du gouvernement. «Les charges d'un ancien premier ministre sont incroyablement élevées tellement nous avons de demandes.»

Ces requêtes pleuvent, a-t-il poursuivi, de la part des journalistes, bien sûr, mais aussi «des experts de toutes sortes, économistes, historiens, simples citoyens et [...] même visiteurs étrangers». Des entrevues, des conférences, des sorties officielles, «mon horaire est quasiment aussi rempli que lorsque j'étais premier ministre».

Pour Bernard Landry, il est clair que «l'aide doit être plus généreuse et aller plus loin. Je ne suis pas un expert» pour juger de l'actuel programme. Mais il lui «apparaît convenable». En fait, s'est-il repris, trois ans, «c'est court. Ce qui est important, c'est le support logistique».

Il a signalé qu'il a noué des amitiés avec d'anciens premiers ministres de la France. S'abstenant de les nommer, l'ex-chef du Parti québécois a indiqué qu'ils conservent limousine et budget quinze ans après avoir quitté leurs fonctions.

Cette question de chauffeur couvre un aspect de sécurité, mais, a-t-il raconté, détail à ne pas négliger, dans son cas, à titre de ministre et de premier ministre, «j'ai eu un chauffeur pendant 20 ans. Il m'a fallu réapprendre à conduire. J'ai même eu une contravention», a-t-il laissé tomber. Une petite pause, puis, «juste une contravention!» a-t-il précisé.

Celui qui a quitté la politique active en 2005 n'a pas voulu commenter l'utilisation des sommes par ses successeurs, Jean Charest et Pauline Marois. Cela vaut pour le contrat de 24 500 $ octroyé par cette dernière à l'ex-candidate et journaliste Dominique Payette pour un portrait des médias de la région de Québec.

La faute des libéraux

Si le gouvernement de Philippe Couillard n'a pas effectué un contrôle des dépenses, il n'a que lui-même à blâmer pour ne pas avoir «de règles strictes». M. Landry a glissé avoir offert à M. Couillard de le rencontrer «pour savoir comment ça se passe la vie après avoir été premier ministre».

Il a profité de l'entrevue pour appeler les journalistes à la prudence dans ce dossier. À défaut de quoi, les médias ne feront que cultiver le cynisme de la population envers la politique qui est, a-t-il répété, «un métier noble».

M. Landry a affirmé que les médias, qui ont rapporté qu'il a ainsi eu droit au remboursement de 138 612 $ d'avril à 2007 à juin 2008, ont erré. Les frais étaient assumés par l'État, a-t-il souligné. Le ministère du Conseil exécutif, soit le ministère du premier ministre, a confirmé pendant la journée que les paramètres de l'actuel budget d'après-mandat n'existent que depuis 2012. Par contre, un porte-parole du gouvernement a contredit M. Landry sur le soutien offert.

Les 200 000 $ composant l'actuelle entente sont l'équivalent de ce dont a profité l'ex-chef péquiste, a-t-il avancé. Loyer - même dans une bâtisse gouvernementale -, téléphonie, bureautique et soutien en personnel étaient des sommes défrayées par l'État, même si elles n'étaient pas administrées par l'ex-chef.

Ce porte-parole a réitéré que le premier ministre Philippe Couillard entend donner des règles pour encadrer le programme de l'après-mandat. «Ce sera de notoriété publique» de quelle façon l'argent pourra être dépensé et à quelles fins il servira.

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