Le budget annuel consacré à un premier ministre sortant sera revu

Le contrat de 24 500 $ qu'a octroyé... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le contrat de 24 500 $ qu'a octroyé l'ex-première ministre, Pauline Marois, à Dominique Payette, candidate du Parti québécois en 2014 dans Charlesbourg, a fait des vagues à l'Assemblée nationale, mercredi. Mme Marois lui a confié la tâche de brosser un portrait «des médias de la presse régionale de la capitale nationale».

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le gouvernement a demandé à ce que soit revues les modalités entourant le budget consacré à un premier ministre sortant. Un exercice qui ne remet pas en question le principe de cette enveloppe, tout en préservant le niveau de sécurité entourant la personne qui en bénéficie, suggère Philippe Couillard.

C'est une manchette du Journal de Québec sur l'utilisation que fait l'ex-première ministre d'une partie du montant annuel de 200 000 $ qui a amené le commentaire. Pauline Marois en a réservé 24 500 $ pour un contrat à Dominique Payette, candidate du Parti québécois en 2014 et mairesse de Lac-Delage.

Le mandat et l'identité de la bénéficiaire de l'entente ont fait des vagues à l'Assemblée nationale. Mme Payette, professeure au Département d'information et de communication de l'Université Laval, est l'auteure d'une enquête sur l'avenir du journalisme. Pauline Marois lui a confié la tâche de brosser un portrait «des médias de la presse régionale de la capitale nationale».

Lorsqu'elle a brigué les suffrages dans Charlesbourg, Dominique Payette a critiqué les animateurs radiophoniques de la capitale. Elle les avait trouvés «extrêmement orientés et très durs à l'endroit du parti [qu'elle représente]». Après le scrutin, elle a soutenu que les radios de la capitale avaient influencé l'élection.

Au moment où des animateurs de la station CHOI, entre autres, dénonçaient l'octroi du contrat et le budget d'après-mandat, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé qu'une révision était en cours. Il l'a commandée, au lendemain de son accession à la tête du gouvernement, à Juan Roberto Iglesias, le secrétaire général du gouvernement.

M. Iglesias doit évaluer le soutien offert «et faire des comparables avec ce qui se produit ailleurs [pour] qu'on puisse avoir une politique qui soit plus régulière et encadrée.» Philippe Couillard a dit vouloir «ramener ça [le budget] à un niveau plus raisonnable».

Un ex-premier ministre a droit à 200 000 $ par an pendant trois ans après son départ. Durée des règles et coûts lui semblent trop étendus, mais M. Couillard s'est gardé de décrier avec virulence l'ampleur du montant discrétionnaire.

«Je ne fais pas une critique ni de M. Charest [le précédent premier ministre libéral] ni de Mme Marois. Dans les deux cas, cela a été fait de gré à gré», a-t-il ajouté.

Le premier ministre a aussi insisté sur le fait qu'il ne voulait pas «poser un jugement» à la hâte sur le rapport demandé par Mme Marois. «Ramasser de la documentation, voir l'évolution de l'opinion publique» lui apparaît une démarche normale pour une personne quittant les hautes fonctions de chef du gouvernement.

Mesures de sécurité

Quant aux mesures de sécurité, rien ne laisse croire à une révision à la baisse. D'autant que Pauline Marois a été la cible d'un attentat, le soir de sa victoire en septembre 2012, a signalé M. Couillard.

Le salaire du garde du corps désigné pour accompagner un ex-chef du gouvernement n'est pas couvert par le budget de 200 000 $, a fait savoir le ministère du Conseil exécutif (MCÉ), le ministère du premier ministre responsable du dossier.

Le MCÉ rapporte qu'il n'existe pas de règles formelles pour encadrer une pratique qui remonte à 1995, selon une source au sein de l'organisme. La somme sert à la location d'un bureau de fonction, avec soutien administratif et bureautique. Le Soleil n'a pu obtenir les commentaires de Dominique Payette et de l'ex-première ministre Pauline Marois.

En impromptu de presse, le nouveau chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, a rappelé que «ces fonds sont alloués de façon discrétionnaire. C'est à Mme Marois et à tous les bénéficiaires de les attribuer en fonction de leurs préoccupations.»

Pour le leader de la Coalition avenir Québec, François Legault, le principe est bon, en matière de sécurité et de soutien administratif. Mais il juge que le mandat à Mme Payette «n'est pas pertinent».

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