La fiducie des actions de PKP,  une question à régler rapidement, dit Couillard

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Philippe Couillard a souhaité la bienvenue à Pierre Karl Péladeau à l'Assemblée nationale mardi après-midi.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La fiducie où Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois depuis vendredi, doit placer ses actions contrôlant le géant médiatique Québecor représente une «question importante de démocratie» à régler «rapidement», affirme Philippe Couillard.

Le premier ministre a émis ce commentaire à son arrivée à l'Assemblée nationale. «Je crois que c'est une question importante pour la démocratie. Je ne veux pas en faire un conflit personnel avec M. Péladeau», a-t-il prudemment commenté à quelques minutes d'un premier affrontement à la période des questions. «Mais je pense que lui-même doit se poser cette question. Il devrait accueillir les occasions d'en discuter. Le parallèle que je ferais, c'est qu'est-ce que vous diriez si j'étais actionnaire de contrôle de Gesca?» groupe qui possède La Presse.

Le nouveau leader des péquistes est actionnaire de contrôle de l'empire médiatique Québecor. «Est-ce que vous trouveriez que c'est une situation qui est harmonieuse pour la démocratie? a soulevé Philippe Couillard. Je pense qu'on ne peut pas ne pas en discuter.»

Le chef du gouvernement a fait allusion à la commission parlementaire qui se penchera éventuellement sur la situation unique : celle d'un magnat de la presse qui accède à la barre d'une formation politique et devient, du coup, prétendant au poste de premier ministre.

«Il a la chance de pouvoir expliquer son point de vue. Peut-être trouver des solutions qui seraient correctes pour la démocratie. Je pense que ce n'est pas anodin», a avancé M. Couillard sans avancer l'option qu'il privilégie.

Les adversaires politiques, tels les libéraux de Philippe Couillard, ont fait valoir que rien ne peut être envisagé en dessous d'une fiducie où M. Péladeau confierait ses avoirs sans droit de regard. Pierre Karl Péladeau est d'accord à cette nuance près que le fiduciaire aurait ordre de ne pas se départir d'actifs de Québecor.

Le chef du PQ «doit participer à la discussion, écouter les points de vue et peut-être y aura-t-il des suggestions qui lui seront faites sur la bonne façon d'aborder la situation».

Plus tôt en matinée, lors d'une annonce économique, M. Couillard s'en est pris à son vis-à-vis en Chambre en ironisant sur l'objectif politique que défend M. Péladeau. Ce dernier évolue «dans un scénario qui vise à créer une solution imaginaire à un problème imaginaire», soit de sortir le Québec du Canada, a soulevé le premier ministre. «Vous avez l'illustration du monde parallèle dans lequel il évolue. [...] Les Québécois vivent bien, les Québécois sont heureux comme membres, bien sûr, à plein droit de la fédération canadienne, mais Québécois fiers et forts avant tout.» 

Avec la Presse canadienne

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