«Un nouveau cycle politique commence», déclare Péladeau

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Pierre Karl Péladeau a fait son entrée à l'Assemblée nationale en tant que chef du Parti québécois, mardi.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) «Un nouveau cycle politique commence.» Il ne se terminera que lorsque le «pays du Québec» sera construit, a déclaré mardi à ses troupes le nouveau chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

Plus tôt, revêtant pour la première fois ses habits de chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, il a invité Philippe Couillard à organiser un forum économique dès septembre «pour doter le Québec d'une véritable politique du plein emploi» et d'une vraie «politique économique».

Pierre Karl Péladeau a proposé au premier ministre «de convier les acteurs socioéconomiques à un important rendez-vous» où tous pourraient «contribuer à définir les moyens et les priorités d'un véritable plan de croissance durable». Le développement du Nord et la stratégie maritime à venir sont insuffisants, selon lui.

Sa demande, formulée à la période des questions, n'a pas trouvé preneur. Philippe Couillard a noté qu'elle tombait le jour même où Medicago a annoncé un investissement de 245 millions $ dans la capitale.

Le développement économique passe par des finances publiques «sous contrôle», ainsi que par la «stabilité» économique et financière, a enchaîné le chef libéral en faisant allusion au projet souverainiste du Parti québécois.

M. Péladeau a eu droit aux premières salves de ses adversaires quelques heures avant la période des questions au Salon bleu. Le chef caquiste, François Legault, a dénigré son parcours d'homme d'affaires et mis en doute ses «succès» chez Québecor. Il les estime surfaits.

Le premier ministre Philippe Couillard a visé l'indépendantiste, l'accusant, à l'instar de M. Legault, de chercher une «solution imaginaire à un problème imaginaire».

Un plaidoyer

En fin d'après-midi, au Salon rouge, M. Péladeau a livré un plaidoyer en faveur de la souveraineté dans un discours basé sur la «fierté collective» et la «confiance». Il l'a prononcé devant ses députés et de nombreuses personnes liées au Parti québécois.

«Construire le pays du Québec, c'est le coeur de notre action politique, a-t-il rappelé. Que ceux qui pensent qu'avec la confiance tout est possible, que ceux-là se joignent à nous.»

«Il n'y a pas de projet plus légitime et plus puissant pour une nation que de se donner les outils pour défendre et prioriser ses intérêts; que de se donner les moyens de protéger sa langue et sa culture; que de se donner les pleins pouvoirs afin de faire ses propres lois et définir ses propres valeurs; que de se donner un pays pour accomplir nos ambitions. Le cycle politique que nous entamons aujourd'hui sera terminé lorsque nous y arriverons.»

Les candidats péquistes aux partielles dans Chauveau et dans Jean-Talon, Sébastien Couture et Clément Laberge, étaient présents au Salon rouge, ainsi que sa compagne, Julie Snyder, le chanteur Paul Piché et l'ex-députée Linda Goupil.

Stéphane Bédard... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Stéphane Bédard

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Le caucus en attente

Le chef du Parti québécois ne remaniera pas les fonctions de ses 29 députés d'ici la fin de la présente session parlementaire. Ceux-ci conserveront les dossiers dont ils ont la responsabilité au moins jusqu'à la mi-juin.

Les réaffectations apparaîtront d'ici la rentrée d'automne. Seuls changements pour l'heure, inévitables ceux-là : le désormais ex-chef intérimaire, Stéphane Bédard, retrouve le rôle de leader parlementaire qu'il occupait du temps de Pauline Marois. Agnès Maltais a été nommée leader parlementaire adjointe.

Simon Lajoie, qui connaît tous les rouages de la vie parlementaire, a été promu chef de cabinet de M. Péladeau.

Archambault: «Je n'ai pas à donner de feu vert», dit PKP

Le nouveau chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, dit avoir appris en même temps que tout le monde que «cette transaction-là avait été annoncée».

Le jour même où il revêtait les vêtements de chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, M. Péladeau a dû répondre aux questions de journalistes sur la vente par Québecor des activités du Groupe Archambault à Renaud-Bray.

«J'ai quitté mes fonctions [chez Québecor] lorsque je me suis présenté comme candidat dans Saint-Jérôme [pour les élections d'avril 2014]. Certainement qu'il y avait des dossiers qui étaient en suspens au moment de mon départ, mais d'aucune façon je n'ai eu à négocier quoi que ce soit.»

«Je n'ai pas à donner de feu vert, a-t-il poursuivi. Je ne fais pas partie de la direction de Québecor.»

Le caquiste François Legault a voulu mettre le doigt sur ce qu'il estime être le «bobo». «Ce serait normal qu'il soit consulté comme actionnaire majoritaire, mais ça ne serait pas normal» qu'il le soit alors qu'il est chef d'un parti politique et qu'il aspire à devenir premier ministre du Québec.

Pour la énième fois, Pierre Karl Péladeau a indiqué que ses actions de Québecor seront placées dans une fiducie sans droit de regard.

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