Bellechasse-Les Etchemins-Lévis: André Bélisle candidat pour le Parti vert du Canada

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André Bélisle, l'ancien président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique

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(Québec) Jusqu'ici militant écologiste au sein de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle fait le saut en politique avec le Parti vert du Canada en vue des élections fédérales de l'automne prochain. Il entend déloger nul autre que le ministre conservateur Steven Blaney dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

André Bélisle n'a jamais voulu faire de politique partisane. Ça ne l'intéressait «vraiment pas», explique l'environnementaliste en entrevue au Soleil, quelques minutes après avoir été confirmé candidat en conférence de presse à Québec, lundi matin. Voilà qu'il a démissionné vendredi, non sans un pincement au coeur, de son poste de président fondateur de l'AQLPA, qu'il occupait depuis 33 ans. 

Les conservateurs de Stephen Harper ne lui ont tout simplement pas laissé le choix d'agir, dit-il. Le projet de loi C-51, «dont le papa est Steven Blaney», ministre de la Sécurité publique et député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, a été «la goutte qui a fait déborder le vase».

M. Bélisle affirme que son ancienne organisation ainsi que lui-même, en vertu de la nouvelle loi adoptée il y a quelques jours à la Chambre des communes, pouvaient maintenant être espionnés par le gouvernement canadien sous prétexte qu'ils sont une menace pour la sécurité. Il s'agit là d'une atteinte aux libertés, juge le candidat vert. «Je me suis retrouvé sur une liste d'écoterroristes potentiels à qui on veut faire peur.»

De leader à cancre mondial

C-51 n'est que le déclic, la réflexion vient en fait de plus loin et a mûri avec 40 ans de défense de l'environnement. «J'ai participé à bâtir une structure en environnement [au Québec et au Canada]. Le Canada était devenu jusqu'en 2006 [année de l'arrivée au pouvoir de Stephen Harper] un leader mondial, admiré de tous. Il est maintenant un cancre.» On vient d'ailleurs d'apprendre que le Canada est le pays du G7 ayant la plus faible cible de réduction des gaz à effet de serre. 

Selon M. Bélisle, tout le travail des militants écologistes a été anéanti par les conservateurs. «En moins de neuf ans, on a tout détruit ça.» Il accuse notamment le premier ministre canadien d'avoir abrogé «à peu près tout ce qui existait comme lois fédérales» en matière d'environnement, et ce au profit de l'industrie pétrolière ou gazière. 

À ce sujet M. Bélisle en a assez des critiques voulant que les écologistes et les verts soient un frein à la prospérité économique. Il espère en convaincre la population au courant de la campagne électorale. 

«On a fragilisé l'économie canadienne pour développer le pétrole. C'était sensé être le Klondike et regardez l'Alberta, elle est presque en faillite», cite-t-il en exemple. 

Le candidat propose plutôt d'investir dans les énergies vertes, une tendance majoritaire à l'échelle mondiale, avance-t-il. «Une économie verte est beaucoup plus durable et beaucoup plus prospère. Le bon Dieu ne met pas de facture sur le vent ou sur l'eau», image-t-il, ajoutant qu'il est possible de créer de bons emplois en favorisant ces énergies.

À l'échelle locale, M. Bélisle estime que le chantier Davie, qui vient de mettre à pied 200 travailleurs faute d'obtenir des contrats fédéraux, est d'une importance capitale pour le transport maritime du pétrole dans le Saint-Laurent. Il estime que des bateaux permettant de faire face à un déversement pétrolier pourraient y être construits. «On a besoin de la Davie», tranche-t-il. «On n'est pas prêts à faire face à un déversement parce qu'on n'a pas les navires nécessaires.»

Toujours dans la circonscription qu'il brigue (et qu'il habite), M. Bélisle rappelle que TransCanada souhaite y faire passer un oléoduc - Énergie Est - permettant d'exporter du pétrole de l'Alberta. «Il faut défendre le comté face à l'invasion pétrolière», plaide-t-il, sans oublier le transport de matières dangereuses par voie ferroviaire. Il fait remarquer que l'élection sera la première depuis la «tragédie pétrolière» de Lac-Mégantic, qui a emporté 47 personnes.

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