Les complémentaires dans Chauveau et Jean-Talon auront lieu le 8 juin

Les candidats péquistes Clément Laberge (Jean-Talon) et Sébastien Couture (Chauveau)... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les candidats péquistes Clément Laberge (Jean-Talon) et Sébastien Couture (Chauveau) et la députée de Taschereau Agnès Maltais ont rencontré les médias, mardi.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le sort en est jeté. Les électeurs de Chauveau et de Jean-Talon iront aux urnes le lundi 8 juin. À l'Assemblée nationale, les échauffements des derniers jours ont mis la table à une lutte qui s'annonce sans merci.

Le gouvernement libéral a déclenché les élections complémentaires dans les deux circonscriptions de Québec lors du Conseil des ministres, mercredi. Les signaux se multipliaient ces derniers temps avec les annonces de candidatures et le peaufinage des argumentaires électoraux.

Le chef caquiste François Legault, qui veut conserver le siège de Chauveau laissé vacant par la démission de Gérard Deltell, a de nouveau mené la charge pendant la période de questions. Les libéraux de Philippe Couillard doivent être sanctionnés pour la facture supplémentaire moyenne de 1400 $ imposée à chaque famille depuis leur arrivée au pouvoir, dénonce-t-il. Particulièrement dans Chauveau, poursuit M. Legault, où la taxe scolaire a fait un bond de 33 % en deux ans.

«M. Couillard a promis qu'il n'y aurait aucune hausse excédent l'inflation, a noté M. Legault. Or, il a augmenté les tarifs d'électricité et de garderie, il a mis en place une taxe carbone, il a augmenté les taxes scolaires. [...] M. Couillard a menti aux Québécois et il doit payer pour ce mensonge.»

Les gens de Québec favorables au «ménage» des finances publiques doivent comprendre qu'il se fait dans leurs poches, plaide le chef caquiste. Et que, contrairement à la dernière campagne, le référendum n'est pas un enjeu. 

Sa candidate dans Chauveau, l'ex-animatrice-journaliste Jocelyne Cazin, jure qu'elle est bien accueillie par les gens de la circonscription, même si elle habite la région de Montréal. L'argument de la «parachutée» ne prend pas, selon elle.

«Sincèrement, c'est un argument assez farfelu. Les citoyens sont plus préoccupés par les hausses de taxes que par la provenance de Jocelyne Cazin», a dit Mme Cazin à son sujet.

Mais les libéraux continuent à frapper sur ce clou. La candidate libérale, Véronyque Tremblay, a noté cette semaine que sa rivale caquiste «habite à l'hôtel» pendant la campagne. Le chef libéral parle de «l'inquiétude qui suinte» de M. Legault, de sa peur de perdre Chauveau que son parti a pourtant remporté avec plus de 10 000 voix en avril 2014. «Est-ce que les gens de Chauveau veulent quelqu'un qui vient d'ailleurs ou qui vient du comté, qui vit dans le comté, qui envoie ses enfants dans les écoles de Chauveau?» a lancé le chef libéral. 

Il soutient aussi que M. Legault s'est payé de pleines pages de publicité dans les journaux ces derniers jours pour éviter que ces dépenses soient comptabilisées dans le cadre de la campagne. 

Dans Jean-Talon, les libéraux misent sur un conseiller du premier ministre, Sébastien Proulx, les péquistes sur Clément Laberge, un entrepreneur qui tente sa chance pour la deuxième fois dans la circonscription, les caquistes sur l'homme d'affaires Alain Fecteau et Québec solidaire sur Amélie Boisvert, coordonnatrice d'un organisme famille et entrepreneure.

Contre Mmes Cazin et Tremblay dans Chauveau, le Parti québécois place ses billes sur l'ex-conseiller municipal et journaliste au mensuel L'écho du Lac, Sébastien Couture, et les solidaires sur la syndicaliste Marjolaine Bouchard.

Nathalie D'Amours abandonne

Un obstacle de moins sur la route de Gérard Deltell à l'investiture conservatrice de Louis-Saint-Laurent. Constatant l'avance de l'ex-député caquiste dans la vente de cartes de membre, Nathalie D'Amours a décidé de jeter l'éponge. «On m'a informé que M. Deltell a vendu deux fois plus de cartes que moi, a-t-elle indiqué au Soleil. Je lui concède la victoire. Il faut savoir être lucide quand c'est le temps.» Cet abandon enlèvera une épine du pied du caquiste Éric Caire, qui avait choisi d'appuyer son amie et directrice de campagne plutôt que son ex-collègue caquiste. «Comme je ne veux pas que cette investiture nuise à l'élection partielle à Québec, particulièrement dans Chauveau, qu'on se serve de ma candidature pour nuire à la CAQ indirectement, [...] je retire ma candidature tout de suite», dit-elle. Mme D'Amours, qui ne cache pas une certaine déception, estime que cela ne pourrait être que partie remise pour elle.

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