La retraite dorée de Thierry Vandal de nouveau attaquée

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le Parti québécois a ramené dans l'actualité les très généreuses conditions de départ - y compris une indemnité d'un demi-million de dollars - dont bénéficie Thierry Vandal, ex-pdg d'Hydro-Québec depuis... quatre jours.

Le député Bernard Drainville, critique pour le PQ dans le dossier, s'est indigné que le gouvernement libéral de Philippe Couillard ait fixé au 4 mai l'étude des crédits du ministère des Ressources naturelles. À ses yeux, cela tient de la manoeuvre pour éviter une comparution de M. Vandal devant les parlementaires.

M. Drainville s'est dit «assez fâché» de l'absence de l'ex-haut fonctionnaire. Mais il s'est surtout élevé contre le fait que les modalités pour la «prime» de départ aient été modifiées depuis le contrat de travail initial octroyé à M. Vandal par le précédent gouvernement libéral de Jean Charest.

Le décret délivré en 2005 prévoyait le versement d'une compensation «en cas de résiliation [de l'entente] ou de non-renouvellement» du poste, a soulevé l'élu de Marie-Victorin. Ce n'est qu'en 2007 que les conditions à son octroi ont disparu, a-t-il dénoncé.

«Est-ce que vous mettez M. Vandal à la porte? a lancé Bernard Drainville. Je ne pense pas. Ça ne peut pas être un mandat qui n'est pas renouvelé. Il quitte avant la fin de son mandat. Si Thierry Vandal avait été ici, je lui aurais dit : votre régime de retraite, que vous l'ayez négocié selon des règles de la société d'État, je veux bien, même si je trouve ça pas mal généreux.

«Mais pour l'allocation de départ, à l'origine, il n'y avait pas droit et ça s'est rajouté au fil du chemin. Pourquoi vous, les libéraux, vous avez senti le besoin de lui donner une indemnité de départ alors qu'il a droit à un très généreux régime de retraite?»

Le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand a fait valoir que le gouvernement de Pauline Marois avait le pouvoir de changer le décret sur les conditions de travail. D'autant, a-t-il glissé, que le conseil d'administration d'Hydro était alors présidé par Pierre Karl Péladeau, député du PQ et candidat à la chefferie du parti.

«Comparables au marché»

Les conditions de travail du pdg d'Hydro-Québec sont comparables à celles qui prévalent «dans le marché», a commenté le ministre Arcand. En fait, a-t-il plaidé, les dirigeants de compagnies dites «d'utilité publique» en Amérique du Nord, comme Hydro-One ou Consolidated Edison, touchent une rémunération «deux, trois ou quatre fois plus importante». Il a aussi précisé que les salaires des dirigeants d'une entreprise plus petite comme Gaz Métro sont plus élevés.

L'indemnité de départ de M. Vandal est de 560 000 $. À compter de l'an prochain, il est admissible à une rente annuelle de 452 000 $, à indexer chaque année. En 2040, la prestation de retraite dépassera les 750 000 $.

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