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Pas de chicane et pas de débat au Parti québécois

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Sur cette photo du 18 mars figurent des candidats à la course à la direction du Parti Québécois, Martine Ouellet, Pierre Karl Péladeau et Pierre Céré.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Rimouski) Dans une course à la direction qui se fait maintenant à quatre, l'avant-dernier affrontement pour la succession de Pauline Marois s'est déroulé sans susciter véritablement de débat et surtout pas de chicane entre les aspirants.

Devant les militants du PQ, qui se sont réunis à Rimouski, dimanche après-midi, les Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Pierre Céré et Martine Ouellet se sont abstenus d'attaque les uns envers les autres. Développement régional et culture sont des sujets plus consensuels, a soumis Mme Ouellet, en point de presse.

Lors de la précédente rencontre à Québec, Bernard Drainville s'est demandé M. Péladeau n'est qu'un «mirage» et mis en garde les militants contre le danger de considérer le député de Saint-Jérôme comme un «sauveur». Depuis, M. Drainville s'est retiré de la course.

Alexandre Cloutier a cependant lancé une pique qui ne pouvait être que dirigée contre Pierre Karl Péladeau. Le Parti québécois doit mener une bataille contre le pétrole de schiste de l'île d'Anticosti comme il l'a fait pour bloquer tout projet d'exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, a lancé le député de Lac-Saint-Jean.

Le meneur dans la course à la direction s'est gardé de répliquer à son adversaire. Il a aussi évité de revenir sur le sujet qui concerne au premier chef un dossier économique régional.

Sur l'estrade, M. Péladeau, qui venait dénoncer le fait qu'Ottawa aurait accaparé des milliards $ dans le dossier des communications sans-fil tout en pelletant des responsabilités aux provinces, a été le premier à applaudir Alexandre Cloutier lorsque ce dernier a plaidé pour la «fin du rapatriement d'un seul pouvoir à la fois».

Les aspirants-chefs ont profité de leur temps de parole pour dénoncer le gouvernement de Philippe Couillard à Québec et celui de Stephen Harper à Ottawa. Dans le dossier de la culture, Pierre Céré a fait rire l'auditoire en rappelant que ce dernier a remplacé une toile d'Alfred Pellan par un portrait de la reine Élizabeth II.

À plusieurs reprises, les candidats se sont félicités mutuellement de leurs positions. À tel point que Gilles Gougeon, l'ex-journaliste qui anime les rencontres partisanes, a lancé sur un ton ironique que «je vous signale que c'est un débat».

M. Péladeau venait de dire avec emphase qu'il endossait l'idée de Pierre Céré de doter le Québec d'une politique de transformation des ressources naturelles. Signalons que la question choisie pour cet échange provenait de Muguette Paillé, la citoyenne qui était devenue une éphémère vedette lorsqu'elle a été choisie par les télédiffuseurs pour poser une des questions du débat de chefs de la campagne fédérale de 2011.

Parmi les suggestions en développement économique régional, mentionnons notamment celle de Martine Ouellet pour créer Hydro-Québec Éolien et localiser son siège social à Gaspé. Pierre Karl Péladeau a souhaité l'établissement d'une «véritable politique industrielle», la comparant à sa politique pour l'empire médiatique qu'il a créé, Québecor.

Il a admis avoir été critiqué «dans une autre vie» pour avoir mis le cap sur la convergence de ses médias. «La convergence, c'est mettre en place différents éléments dans une intégration qui sera efficace pour chacun des éléments qui fait partie de l'ensemble.»

Polémique hors débat

Pierre Céré s'est débattu pendant tout son point de presse d'après-débat au sujet d'une altercation qu'il aurait eu avec M. Péladeau, en février. Le magazine Maclean's affirme le citer à propos de l'échange où le député de Saint-Jérôme lui aurait décoché que «toi, mon tabarnac, je vais t'acheter».

M. Céré, le seul non-élu de la course, a laissé entendre que l'incident s'est produit. Mais il n'a jamais voulu confirmer ou infirmer les paroles. Quant au député de Saint-Jérôme, il s'est refusé à tout commentaire. «Je n'ai rien à dire» sur le commentaire attribué par le journaliste à Pierre Céré, s'est-il limité à dire.

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