Une fausse journaliste Femen à l'Assemblée nationale

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La femme a fait irruption dans une salle réservée aux activités de presse pendant que la ministre Hélène David rencontrait les journalistes.

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(Québec) Une Femen notoire est parvenue à perturber un point de presse à l'Assemblée nationale en se faisant passer pour une journaliste française.

La femme a fait irruption dans une salle réservée aux activités de presse pendant que la ministre Hélène David rencontrait les journalistes. Elle s'est placée devant les caméras en hurlant son opposition au projet de loi 20 et à toute limite au droit à l'avortement. «Mon utérus, ma priorité! Non à la loi 20!» Fidèle aux pratiques de l'organisation, elle véhiculait également son message sur sa poitrine et son ventre.

Sa manifestation a duré une trentaine de secondes avant qu'un agent de sécurité ne vienne y mettre fin. Elle a continué à crier son message pendant qu'elle était maîtrisée dans les corridors et amenée par des agents. 

Neda Topaloski, une Femen qui n'en est pas à ses premières armes, a pu circuler à l'intérieur du parlement grâce à une accréditation temporaire de presse. Ce type de laissez-passer est fréquemment délivré sur la base de critères précis pour les journalistes qui ne travaillent pas de façon permanente à l'Assemblée nationale. 

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, elle s'est inscrite mercredi auprès du Service aux courriéristes parlementaires. Son nom et sa date de naissance ont alors été inscrits dans un système qui transmet l'information à la sécurité de l'Assemblée nationale. Mme Topaloski a prétendu travailler pour Next, un magazine culturel affilié au quotidien français Libération.  

papiers en règle

Lorsqu'elle s'est présentée, jeudi, elle a fourni une pièce d'identité et une carte de presse avant d'obtenir son accréditation temporaire. La définition des critères qui autorisent la délivrance d'une accréditation est la responsabilité de la Tribune de la presse parlementaire, l'organisation qui défend les intérêts des journalistes qui travaillent quotidiennement à l'Assemblée nationale. 

«De notre point de vue, rien ne permettait de croire qu'on était devant un imposteur», a déclaré le président de la Tribune, Alexandre Robillard. «On n'a pas les moyens policiers pour vérifier l'identité des gens. Ce n'est pas du travail que l'on peut accomplir.»

La femme dans la vingtaine et originaire de Montréal a été arrêtée, puis relâchée et devrait éventuellement comparaître si un procureur décide de déposer une accusation contre elle, par exemple pour action indécente. 

Même si l'épisode peut faire sourire, il doit être pris au sérieux, car les conséquences auraient pu être plus graves, fait-on valoir au bureau du premier ministre et dans l'opposition. Le processus d'accréditation devra être revu afin de s'assurer que la chose ne puisse pas se reproduire. 

«Ce qui s'est passé démontre des failles importantes dans le système», a noté Donald Martel, de la Coalition avenir Québec. 

L'épisode rappelle l'intrusion de deux autres Femens dans les tribunes du public de l'Assemblée nationale, à l'automne 2013, qui réclamaient alors que le crucifix soit enlevé du Salon bleu. Aucune accusation n'a été retenue contre elles. 

La manifestante s'était fait remarquer récemment, elle qui avait été expulsée de la Chambre des communes, à Ottawa, le mois dernier, après avoir exhibé ses seins pour protester contre le projet de loi antiterroriste. 

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