Des questions dictées d'avance à l'Assemblée nationale

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Le député caquiste de Granby, François Bonnardel.

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(Québec) On s'en doutait, mais la Coalition avenir Québec (CAQ) a obtenu des documents démontrant que les députés du gouvernement ou certains d'entre eux se font dicter à l'avance les questions qu'ils posent aux ministres en commission parlementaire.

À la période des questions, mercredi, le député caquiste François Bonnardel a exhibé des documents à charge.

Où est l'indépendance d'esprit des députés du gouvernement? a martelé l'élu de Granby. «On utilise les députés ministériels comme des robots. C'est le festival de la "question plantée". C'est tellement évident que les députés libéraux en rient avec les ministres.»

Cette pratique alimente le «cynisme envers la classe politique», a ajouté M. Bonnardel.

Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a paru surpris que la CAQ ait obtenu ces notes internes. Il a plaidé la nécessité pour tous de se préparer avant de se présenter en commission parlementaire.

«Vous devriez peut-être vous préparer un peu plus de votre côté», a aussi fini par rétorquer M. Fournier à l'adresse de la Coalition avenir Québec.

Plusieurs commissions parlementaires se déroulent actuellement à l'Assemblée nationale. Elles scrutent les budgets accordés à chacune des missions gouvernementales.

Un exemple

Voici ce que l'on trouve dans l'un des documents présentés par François Bonnardel : une mise en contexte, la question devant être posée par le député libéral désigné, ainsi que les éléments de réponse que fournira le ministre interrogé.

La question : «Monsieur le Président, j'aimerais savoir du ministre quelles sont les actions mises en place par le gouvernement pour faire face à la fin des ententes de logement social signées avec le gouvernement fédéral et éviter que des ménages québécois à faibles revenus soient placés en situation de vulnérabilité suite au retrait du financement fédéral?»

Les éléments de réponse du ministre : «La fin du financement fédéral en logement social me préoccupe autant que vous parce que le logement social est une priorité pour notre gouvernement. Nous voulons éviter que des ménages à faibles revenus soient placés en situation de vulnérabilité à la suite du retrait du financement fédéral.

«C'est pourquoi un programme spécial de supplément au loyer d'une durée de cinq ans est présentement en place et prévoit des subventions pour les ménages à faibles revenus. Le budget 2015-2016 prévoit la mise en place d'une mesure d'aide financière totalisant six millions de dollars sur deux ans.»

Lignes de presse

Ces notes internes font penser aux «lignes de presse» que préparent les gouvernements, et qui se rendent parfois jusque dans les médias.

Les dossiers abordés sont complexes. Il faut donc toujours se préparer, répète-t-on dans les officines gouvernementales.

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