Course à la chefferie: Pierre Céré prend ses aises

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Pierre Céré reconnaît que ses chances de l'emporter peuvent être «considérées comme étant minces».

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La Presse Canadienne
Montréal

Plus la campagne à la direction du Parti québécois (PQ)progresse, plus Pierre Céré prend ses aises et ce, même si le début de la course a été plutôt laborieux pour lui.

Il raconte qu'avant même de pouvoir prendre place sur le bloc de départ, il a dû relever des défis de taille.

Il relate que pour un personnage relativement méconnu du grand public, il n'était vraiment pas simple de récolter les 2000 signatures de partisans qui étaient nécessaires à toute mise en candidature et de verser, du même coup, une somme de 10 000 $ afin d'éponger une partie des futures dépenses engendrées par la campagne.

Pour M. Céré, ce prélude à la course «a été une route pleine d'obstacles à franchir».

Il ajoute qu'il a longtemps dû s'armer de patience et répondre aux questions les plus élémentaires. Par exemple, il se rappelle que des membres du PQ lui demandaient régulièrement qui il était, d'où il sortait et pour quelles raisons il voulait prendre la tête de la formation.

Il explique, avec une bonne dose de fierté dans la voix, que «ces questionnements ne sont désormais plus là».

«Je suis de plus en plus reconnu et mon apport dans la course est noté», observe-t-il.

Pour parvenir à gagner en notoriété au fil du temps, Pierre Céré a dû redoubler d'efforts et d'imagination vu la petitesse des moyens dont il dispose.

«Je suis le seul candidat qui n'est pas député, qui n'a pas de personnel politique autour de lui et qui fonctionne avec des budgets restreints. ... Je continue de travailler au Comité chômage de Montréal. ... Je dois donc mener ma campagne essentiellement pendant les soirées et les fins de semaine. En plus, j'ai une équipe de gens qui travaillent ou qui étudient à temps plein», souligne-t-il.

Malgré ses ressources limitées, M. Céré estime qu'il tire assez bien son épingle du jeu en compagnie de son modeste entourage.

«Nous faisons la campagne avec les moyens qui sont les nôtres et je pense que nous arrivons pas mal à ''accoter'' les autres sur les plans des idées, de la présence», soutient-il.

L'homme originaire de Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, reconnaît néanmoins que ses chances de l'emporter peuvent être «considérées comme étant minces».

«Tous les sondages disent que le meneur est Pierre Karl Péladeau. Est-ce qu'il faut baisser pavillon pour autant? Non, il faut se battre, il faut débattre», martèle-t-il.

Il espère, d'ailleurs, que les joutes verbales entre les aspirants chefs du Parti québécois deviendront bientôt plus relevées.

«On commence juste peut-être à toucher un peu les choses dont on doit débattre et je ne suis même pas convaincu qu'on va arriver à la fin de cette course en ayant vraiment discuté ... des questions existentielles pour le Parti québécois», déplore-t-il.

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