L'adversaire principal à Québec pour Mulcair: les conservateurs

Le NPD a placé la barre bien haut... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le NPD a placé la barre bien haut pour la province. Il y a quatre ans, il a effectué une percée historique, 59 de ses candidats accédant au Parlement. «Nous en aurons plus, cette fois», a prédit Thomas Mulcair.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «Mon adversaire principal pour la prochaine campagne, ici, dans la capitale nationale, ce sont les conservateurs» de Stephen Harper, admet d'emblée le chef du Nouveau Parti démocratique, à six mois du scrutin.

Thomas Mulcair a fait ce constat à l'occasion d'une rencontre éditoriale avec Le Soleil. En 2011, la «vague orange» néo-démocrate a complètement submergé des sept circonscriptions sur la Rive-Nord de Québec.

S'il s'attend à ce que le Parti conservateur du Canada soit un adversaire coriace, M. Mulcair prédit que tous ses députés seront réélus. Il croit que l'ex-diplomate G. Daniel Caron succédera à Alexandrine Latendresse, qui ne se représente pas.

Pas impressionné par Deltell

Le leader du NPD n'est pas impressionné par la candidature de Gérard Deltell. Celui-ci a démissionné comme élu de la Coalition avenir Québec à l'Assemblée nationale pour tenter sa chance sur la scène fédérale sous la bannière du Parti conservateur.

L'ex-caquiste aura à s'expliquer pourquoi «il a voté contre des positions des conservateurs» lorsqu'il était à l'Assemblée nationale «alors que maintenant, ce [seront] de bonnes positions». Une allusion notamment au registre des armes à feu dont la destruction a été ordonnée par le gouvernement Harper plutôt que de remettre les données à Québec.

Il a décoché une flèche contre un autre candidat conservateur, Jean Pelletier. L'ex-directeur général du Carnaval de Québec tentera de ravir Limoilou au néo-démocrate Raymond Côté. Il devra défendre l'inaction fédérale dans le dossier des «poussières rouges» au port de Québec, des épisodes de pollution au nickel, a soutenu M. Mulcair.

Il a insisté sur le fait qu'il «ne sous-estime aucun» de ses opposants. Néanmoins, il semble peu craindre le Bloc québécois, totalement balayé du paysage, lors de l'élection de mai 2011. «Sur le terrain», Thomas Mulcair ressent un «engouement pour notre vision sociale-­démocrate. Mais je ne sens pas que les gens veulent revenir au statu quo ante, à Ottawa», où les bloquistes ont souvent fait élire une majorité d'élus fédéraux québécois.

Le NPD a placé la barre bien haut pour la province. Il y a quatre ans, il a effectué une percée historique, 59 de ses candidats accédant au Parlement. «Nous en aurons plus, cette fois», a prédit M. Mulcair.

En bref

L'âge de la retraite à 65 ans

Élu premier ministre canadien, le premier geste que poserait Thomas Mulcair consistera à ramener l'âge de la retraite à 65 ans. Le chef du Nouveau Parti démocratique a été sans équivoque au sujet du régime universel de prestations versées par le gouvernement fédéral. En entrevue au Soleil, il a réitéré la position de la formation qu'il dirige. M. Mulcair a accusé le premier ministre Stephen Harper d'avoir «manqué de courage» en fixant à 67 ans l'âge pour toucher des rentes. Il a reproché au chef conservateur de s'être abstenu de le dire en campagne électorale. «

Il a fait cette annonce à Davos, en Suisse, devant des milliardaires. [...] Non seulement il a fait des choses qu'il n'a jamais dites, il n'a pas fait ce qu'il avait dit qu'il ferait. Il a promis 125 000 places en garderies [hors du Québec]. Il n'en a pas créé une.» 

***

PKP et le PQ : un drôle de mariage

Thomas Mulcair ne comprend pas l'engouement du Parti québécois (PQ) pour Pierre Karl Péladeau (PKP), d'une formation sociale-démocrate pour un magnat de la presse qui a imposé des lockouts à ses travailleurs. Le chef du NPD s'est remémoré avoir distribué le journal que produisaient les syndiqués du Journal de Québec, plongés dans un long conflit par Pierre Karl Péladeau, alors pdg de Québecor. «

Je vous avoue que, sur le plan social, il y a quelque chose qui doit m'échapper, une subtilité qui doit m'échapper. Un parti qui s'est toujours considéré social-démocrate est rendu avec une telle vision? Je laisserai les membres de ce parti vous le décrire.»

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