«Droit de grève» des étudiants: Péladeau corrige le tir

Pierre Karl Péladeau... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

Agrandir

Pierre Karl Péladeau

La Presse Canadienne, Graham Hughes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Pierre Karl Péladeau appuie finalement l'idée d'encadrer le droit de grève des étudiants après l'avoir dans un premier temps rejetée ou paru la rejeter.

«C'est aux étudiants de déterminer la façon dont ils entendent mener leur démocratie», a d'abord déclaré le candidat à la succession de Pauline Marois mardi après-midi.

Il a semblé indiquer, à l'instar du gouvernement de Philippe Couillard, que l'État n'avait rien à faire dans ce dossier, contrairement à ce que prétend le Parti québécois.

«Je vois mal comment on pourra imposer des cadres aux étudiants», a-t-il ajouté avant d'aller rejoindre ses collègues réunis en caucus.

Des péquistes se sont étonnés de ses réponses. Et pour cause : ces derniers jours, le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, avait exigé la reconnaissance du «droit de grève, ce qui implique un encadrement». Au pouvoir, le Parti québécois n'avait pas donné suite à ce projet.

Plus tard en après-midi, Pierre Karl Péladeau a fait publier un communiqué de presse tout à fait conforme à la position exprimée par Stéphane Bédard. Il y affirme que «la démocratie étudiante doit être reconnue, y compris le droit de grève, ce qui implique un meilleur encadrement».

Ce qu'il avait voulu dire plus tôt en journée, doit-on comprendre, c'est qu'il ne saurait être question à ses yeux «d'imposer quoi que ce soit aux étudiants».

«Je réitère qu'on ne peut imposer un cadre aux étudiants sans qu'il n'y ait un consensus et des consultations entre toutes les parties impliquées dans le conflit. Ce n'est surtout pas au premier ministre Philippe Couillard ou à son ministre François Blais d'imposer leur vision et de dicter seuls les règles de la démocratie étudiante», dit M. Péladeau.

Barrette s'en mêle

Il n'a aucune crainte à avoir de ce côté. Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, François Blais, répète depuis plusieurs jours qu'il refuse d'encadrer un «droit» qu'il ne reconnaît pas, puisque les cours sont un service public fourni par l'État. Les cours n'ont rien à voir avec un cadre de travail où évoluent patrons et employés, explique-t-il.

Mardi, son collègue de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a choisi d'autres mots pour dire la même chose : «C'est un service public. Faites le lien : l'étudiant à l'université est à l'université ce qu'un consommateur est à des commerçants. Une association de consommateurs, ça ne fait pas de grève. Si [les consommateurs] décident de ne plus prendre le produit, ils ne le prennent plus. Là, ici, on a affaire à des étudiants qui décident de ne plus recevoir un service payé par la société et qui voudraient que les autres n'y aient pas accès non plus.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer