Jean Pelletier au PCC: les visites de Harper au Carnaval n'ont aucun lien

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Stephen Harper et Bonhomme Carnaval

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(Québec) Il n'y a pas de lien à faire entre les visites répétées du premier ministre Stephen Harper au Carnaval de Québec et la candidature pour le Parti conservateur du Canada (PCC) de l'ex-directeur général de l'organisation, Jean Pelletier. C'est du moins ce que jure celui qui brigue l'investiture de Beauport-Limoilou.

«Il n'y a jamais eu d'échanges politiques avec M. Harper [lors de ses visites au Carnaval]», a affirmé à plusieurs reprises M. Pelletier lors d'une entrevue téléphonique avec Le Soleil. L'ex-dg de la fête d'hiver et le premier ministre demeuraient tous deux campés dans leurs rôles respectifs, assure-t-il, ajoutant qu'il n'y a pas de lien à faire à ce sujet.

«Il faisait les visites d'un grand événement international au Canada, il a toujours reconnu le Carnaval comme étant un grand événement signature au même titre que le Stampede de Calgary, sa présence était beaucoup plus une reconnaissance à l'événement lui-même», explique Jean Pelletier, qui était cependant présent dans la salle lors du passage de Stephen Harper à Saint-Apollinaire il y a deux semaines.

Décision récente

Ce sont les idées économiques conservatrices, celles en lien avec la famille et la sécurité du pays qui l'ont convaincu de tenter de porter le bleu aux prochaines élections. «Et M. Harper réalise ce qu'il dit», ajoute son nouveau disciple, qui a troqué en février son rôle de dg du Carnaval pour devenir conseiller auprès de l'organisation.

La décision de Jean Pelletier de faire le saut en politique fédérale est très récente bien qu'il contemplait l'idée depuis longtemps. «J'ai toujours eu une certaine attirance pour la politique», affirme le néo-politicien qui a eu plusieurs offres de différents partis au cours de ses années à la tête du Carnaval. Il n'a cependant jamais eu de carte de membre d'aucune formation politique, et ce, afin de demeurer «apolitique».

Pelletier n'habite pas la circonscription qu'il souhaite représenter à l'issue du scrutin du 19 octobre - mais plutôt le secteur Lebourgneuf. Il y a toutefois ses habitudes, puisque le siège du Carnaval a ses bureaux dans Limoilou. «Je me fais couper les cheveux là, je mets de l'essence, je vais chez le cordonnier», illustre celui qui compte mettre à profit son expérience dans le domaine du tourisme. «Je m'en vais là pour servir Québec autrement», affirme le candidat qui n'aime pas l'étiquette de «vedette» ou de «grosse pointure» préférant plutôt celle «d'un gars de terrain» amoureux de sa ville.

Avec l'annonce cette semaine de la candidature dans Louis-Saint-Laurent du député caquiste Gérald Deltell et celle récente de l'homme d'affaires Pierre-Paul Hus dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Jean Pelletier se dit persuadé que les conservateurs de la région de Québec «auront une position de choix» à Ottawa.

Il préfère cependant ne pas commenter les raisons qui ont incité les gens de Québec à choisir majoritairement des néo-démocrates en 2011, dont Raymond Côté dans la circonscription qu'il veut représenter. M. Côté tentera à nouveau de se faire élire tandis que celle qu'il avait délogée, la conservatrice Sylvie Boucher, tentera sa chance dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île-d'Orléans-Charlevoix.

****

Un rival qui s'active

Le rival de l'ancien directeur général du Carnaval de Québec Jean Pelletier dans la circonscription de Beauport-Limoilou a visiblement senti l'eau chaude vendredi matin. Alupa Clarke, qui convoite aussi l'investiture conservatrice a mis à jour sa page Facebook, ce qu'il n'avait pas fait depuis... le 2 janvier.

M. Clarke a d'abord mis en ligne une photo de lui avec le premier ministre Stephen Harper prise «il y a une dizaine de jours». Puis, il a publié un long message dans lequel il réitère son intention de représenter les citoyens de sa circonscription, et ce, bien que sa page Facebook soit demeurée «bien silencieuse» un long moment.

L'homme de 29 ans qui vient tout juste de terminer la rédaction de mon mémoire de maîtrise en science politique à l'Université Laval dit vouloir «redoubler d'efforts» dès maintenant pour réaliser ses ambitions politiques.

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