L'État peut encore maigrir, soutient Couillard

La plus grave erreur serait de retourner dans... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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La plus grave erreur serait de retourner dans l'endettement et le déséquilibre chronique des finances publiques, a fait valoir le premier ministre du Québec Philippe Couillard, un an jour pour jour après avoir été élu.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) À l'aube d'une autre année budgétaire «exigeante», il ne faut pas croire les réseaux et organismes publics lorsqu'ils disent ne pas pouvoir faire mieux, affirme le premier ministre Philippe Couillard.

Au moment de dresser le bilan de sa première année au pouvoir, mardi, le chef libéral a défendu la «rigueur» imposée à l'appareil public. 

Pour 2015-2016, M. Couillard est persuadé que la machine étatique saura se serrer la ceinture d'un autre trou. «Je sais par expérience - j'ai déjà dirigé un grand ministère - que chaque fois qu'un établissement ou un réseau nous dit : "On ne peut plus faire mieux", ce n'est jamais vrai, a-t-il affirmé. On peut toujours faire mieux.»

Nécessaire pour assurer la pérennité des services publics, le frein à la croissance des dépenses est encore moindre que les coupes du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard dans sa quête au déficit zéro, a-t-il martelé.

Les discours de lutte aux inégalités et de justice sociale qui ne tiennent pas compte de la dette et de l'équilibre budgétaire ne sont que «du vent», selon lui. Les mesures mises en place cette année sont un «tournant historique» pour le Québec, croit-il. 

Les promesses électorales brisées par son gouvernement sont le résultat direct du «trou» budgétaire laissé par ceux qui l'ont précédé, s'est défendu le premier ministre. Mais il n'a aucun regret en ce qui a trait à la hausse des tarifs de garde. Selon lui, la modulation selon le revenu est plus juste. «Je le dis franchement aux Québécois, a-t-il déclaré. J'ai fait différent de ce que j'avais dit pendant la campagne, mais je ne le regrette pas. Je pense que c'est plus équitable et que ça permet de maintenir ce système auquel on tient tous.» 

Alors que le projet de loi sur la neutralité religieuse se fait toujours attendre, M. Couillard rejette les critiques sur son «malaise» à défendre l'identité québécoise. Un plan de lutte à la radicalisation, une révision du modèle d'accueil et de la politique d'immigration du Québec viendront s'ajouter au projet de loi, a-t-il souligné.

Accompagné de tous ses ministres, M. Couillard a pris la responsabilité de la nomination d'Yves Bolduc à l'Éducation, lui qui a démissionné à la suite de plusieurs controverses. «Vous n'aurez jamais de ma part des explications sur pourquoi une personne est ou n'est pas au conseil des ministres», a-t-il indiqué. 

Son gouvernement aura des revendications à formuler aux partis politiques fédéraux lors de la prochaine campagne électorale fédérale. D'après M. Couillard, le retour à l'équilibre budgétaire donne plus de crédibilité au Québec face au reste du Canada. «On a encore la possibilité d'insister sur le fait que le caractère distinct du Québec est un facteur positif pour le Canada, a dit M. Couillard. Qu'on veut qu'il soit non seulement accepté, mais reconnu, et reconnu de façon très forte.»

«Déconnecté», dit l'opposition

Pour l'opposition officielle, la première année du gouvernement Couillard a vidé les poches des familles, enlevé du pouvoir aux régions, mis un boulet à l'investissement et soufflé sur les braises de la contestation sociale. «Les ministres sont déconnectés, loin du terrain et de leurs partenaires, a dénoncé le chef intérimaire Stéphane Bédard. La seule chose qui prime pour eux, c'est de vendre le plan de démantèlement du premier ministre et de son président du Conseil du trésor.»

La Coalition avenir Québec rage que le gouvernement n'ait pas empêché la hausse des taxes scolaires et des tarifs d'électricité, ni l'augmentation d'une place en service de garde, notamment. «Ces nouvelles hausses attaquent cruellement le pouvoir d'achat des Québécois», a fait valoir le leader parlementaire caquiste François Bonnardel.

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