«Le gouvernement est l'allié des jeunes», lance Couillard

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Les efforts du gouvernement tendent à «reprendre le contrôle de nos finances publiques dans le but de redonner le contrôle de sa destinée. Il est clair que si on continue de dépenser plus qu'on gagne et empiler les déficits, ceux qui vont ramasser la facture, c'est la génération qui va nous suivre», a déclaré Philippe Couillard.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le grand argentier du gouvernement, Martin Coiteux, «invite les jeunes à réfléchir à qui sont leurs alliés, (...) ceux qui disent on va remplir la carte de crédit», visant sans les nommer les syndicats. «Le gouvernement est l'allié de la jeunesse», a renchéri le premier ministre Philippe Couillard.

À leur arrivée à l'Assemblée nationale, les deux hommes se sont présentés comme les champions de la jeunesse dont une partie marche dans les rues et aux portes des institutions d'enseignement pour protester contre «l'austérité».

«Je leur demande de réfléchir à qui travaille pour eux, a fait valoir le président du Conseil du Trésor. «Ceux qui disent "reportons à plus tard l'équilibre budgétaire", ils travaillent pour les jeunes? Non!» a poursuivi M. Coiteux.

Il a évidemment désigné son gouvernement comme cet allié objectif, «ceux qui travaillent d'arrache-pied pour amener les finances publiques en ordre pour que les jeunes en particulier aient accès aux mêmes services publics, aux mêmes chances que leurs parents».

À quelques heures d'une manifestation à Montréal, appelée par l'Association syndicale pour une solidarité syndicale étudiante, l'ASSÉ, Martin Coiteux a tenu à assurer qu'il respecte le «droit tout entier de manifester. Les gens ont le droit totalement d'exprimer leur opposition».

Mais le gouvernement ne modifiera pas son cap sur le déficit zéro. «Sinon, c'est vraiment l'équivalent de dire on remplit la carte de crédit, on ne la paye pas nous-mêmes, on vous la fait payer à vous, les jeunes.»

Philippe Couillard a appuyé le même discours. Les efforts du gouvernement tendent à «reprendre le contrôle de nos finances publiques dans le but de redonner le contrôle de sa destinée. Il est clair que si on continue de dépenser plus qu'on gagne et empiler les déficits, ceux qui vont ramasser la facture, c'est la génération qui va nous suivre».

Le chef du gouvernement a établi qu'il ne croit pas au droit de grève dans le monde étudiant. Il assimile les votes étudiants en ce sens, tenus dans des associations dans les facultés universitaires et des cégeps, à des mots d'ordre de boycottage des cours. «Cela n'a rien à voir avec une grève. Le concept de grève à l'école, je trouve ça assez particulier.»

«On offre un service public aux jeunes, largement soutenu par les contribuables. Certains décident de ne pas recevoir le service. C'est ce qu'on voit.» Le premier ministre s'est abstenu de commenter le fait que l'ASSÉ songe à suspendre manifestations et débrayages jusqu'à l'automne. «Je ne suis pas dans le combat contre les organisations.»

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