«Les municipalités et les citoyens ont les poches vides», clame l'UMQ

Les maires Éric Forest, Daniel Côté et Suzanne... (Photo collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Les maires Éric Forest, Daniel Côté et Suzanne Roy de l'Union des municipalités du Québec rappellent au gouvernement que les municipalités et les citoyens n'ont plus d'argent.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) L'Union des municipalités du Québec (UMQ) envoie un message clair au gouvernement : il doit cesser d'augmenter les responsabilités des municipalités. Les citoyens n'ont plus la capacité de payer.

Tel est le message lancé lors de l'un des cinq grands rendez-vous sur la fiscalité du caucus des cités régionales de l'UMQ qui s'est tenu vendredi à Rimouski, visant à faire des recommandations au gouvernement en prévision du prochain pacte fiscal.

Pour le maire de Rimouski, qui est le père du Livre blanc de l'UMQ, les municipalités doivent développer des outils pour une saine gestion des fonds publics. «Actuellement, notre coffre à outils est pauvre», fait remarquer Éric Forest. Son homologue à Gaspé va plus loin. «On nous dit de diversifier nos sources de revenus, mais comment? interroge Daniel Côté. À quelle porte on va cogner? Les municipalités et les citoyens ont les poches vides! On ne peut plus être coupés. On est rendus pris à la gorge.»

Les municipalités ont subi des compressions de 300 millions $ à la suite du dépôt du pacte fiscal transitoire. Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, leur avait recommandé de puiser dans leurs surplus budgétaires. «J'ai compris que, mathématiquement, ça ne pourrait pas être récurrent», indique la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy.

Une flèche à Labeaume

La Fédération québécoise des municipalités et la coalition Touche pas à mes régions! s'unissent à l'UMQ pour signifier au gouvernement leurs inquiétudes concernant le développement des régions. «On avait plus de 180 millions $», rappelle le maire de Gaspé et coporte-parole de la coalition Touche pas à mes régions!, Daniel Côté. «On baisse à 100 millions $ et on nous dit que c'est une bonne nouvelle!»

Le maire Côté, qui était président de la Conférence régionale des élus (CRE) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, estime que le gouvernement a commis une grave erreur en abolissant les CRE. «Il y a certaines régions plus riches, comme la capitale nationale, où notre ami Régis Labeaume était le premier à venir dire que les CRE ne servaient à rien, mais c'est le premier à s'être recréé une instance régionale : le Forum des élus de la capitale nationale, tient à préciser M. Côté. C'est la CRE 2.0 à son image!»

Pour Daniel Côté, le rapport Godbout, qui vient d'être déposé, risque de creuser encore plus le déséquilibre fiscal entre les pôles urbains et les régions éloignées. «Si le gouvernement met en application le rapport Godbout, je vais lui remettre les clés de la région Gaspésie-Les Îles, lance l'élu. Il ne nous reste plus de linge sur le dos! Ils sont sur le point de nous enlever nos sous-vêtements!»

Pour le coporte-parole de la coalition Touche pas à mes régions!, le gouvernement exerce une centralisation des pouvoirs. «Le pari du gouvernement, c'est de diviser pour mieux régner, déplore Daniel Côté. La division, ça ne mènera jamais nulle part.»

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