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Réorganisation à la baisse du réseau du Québec à l'étranger

En 2012, le gouvernement péquiste avait annoncé son... (Photo fournie par le ministère des Relations internationales du Québec)

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En 2012, le gouvernement péquiste avait annoncé son intention de vendre la résidence du délégué général du Québec à Londres. Celle-ci a été acquise en 1966 pour la somme de 243 000 $, mais son terrain n'a pu être acheté qu'en 2007 au coût de 7,4 millions $. L'actuel gouvernement libéral compte aller de l'avant avec la vente.

Photo fournie par le ministère des Relations internationales du Québec

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(Québec) Le Québec réduit sa voilure à l'étranger, a appris Le Soleil.

Au terme d'une vaste analyse, le ministère des Relations internationales du Québec réorganise en profondeur son réseau mondial dans le but de le rendre plus efficace, dit-il; une opération qui générera aussi des économies pour l'État. À terme, le réseau comptera moins d'employés qu'à l'heure actuelle.

Aussi, le ministère mettra en vente les résidences qu'il possède à Londres, à Bruxelles, à Munich et à Mexico - celles où réside le délégué général du Québec dans chacune de ces villes.

Acquises dans les années 60 et 70, ces résidences nécessitent des travaux de rénovation évalués à quelque 19 millions $. Puisque leur valeur sur le marché a été estimée à environ 39 millions $, Québec a choisi de les vendre et de reloger, dans des résidences moins coûteuses, ses représentants au Royaume-Uni, en Belgique (et auprès des institutions européennes), en Allemagne, ainsi qu'au Mexique.

Ailleurs aussi, la tendance est à la vente d'actifs immobiliers. La France a par exemple vendu l'immeuble du Vieux-Québec dans lequel était installé son consulat général dans la capitale québé-coise. À un autre niveau, elle a vendu la résidence de l'ambassadeur de France à l'ONU, située sur Park Avenue à New York, au coût de 48 millions $.

Le gouvernement fédéral, pour prendre un autre exemple, déménagera son ambassade de Paris dans un immeuble moins coûteux.

Silicon Valley

Au sein du gouvernement de Philippe Couillard, on évoque un exercice d'«efficience», de «repositionnement».

Toutes les représentations du Québec à l'étranger sans exception, qu'il s'agisse des sept délégations générales, des quatre délégations, des huit bureaux et des quatre antennes, verront leurs effectifs être réduits, selon nos informations.

La représentation du Québec à Los Angeles passera du rang de délégation à celui de bureau. Son mandat sera plus ciblé, plus tourné vers les questions environnementales.

La clé sera mise sous la porte de l'antenne de Milan. Ses activités seront transférées à la délégation de Rome.

«On se redéploie. On se libère des marges de manoeuvre pour être au bon endroit au bon moment», affirme un interlocuteur du Soleil.

Le Québec sera désormais représenté ou mieux représenté à Houston, au Texas, à San Mateo, dans la Silicon Valley, en Chine, dans la province du Shandong, et - grosse surprise - à Dakar, au Sénégal.

Au jeu des «moins» et des «plus», la réorganisation permettra d'économiser des millions de dollars, dit-on. Un élément qui compte en cette ère de retour à l'équilibre budgétaire.

Les itinérants

Le portrait du réseau du Québec à l'étranger est en perpétuel mouvement. Mais l'opération lancée est plus profonde que les précédentes.

En juin, l'actuel gouvernement avait déjà procédé à des resserrements - moins importants que ceux à venir. Toutes les représentations à l'étranger n'étaient pas visées d'une façon ou d'une autre, comme ce sera maintenant clairement le cas.

En juin, on avait décidé de passer à la trappe deux antennes, celles de Taipei, à Taiwan, et de Santiago, au Chili. Le bureau touché était celui de Moscou.

En 1996, le gouvernement de Lucien Bouchard avait coupé dans les représentations à l'étranger. Le budget du ministère des Relations internationales du Québec avait été amputé de près du tiers à ce moment-là. La moitié des 22 délégations de l'époque avaient été fermées. C'était la contribution du ministère à l'atteinte du «déficit zéro».

En 2000, par souci d'économies, le gouvernement du Québec avait mis sur pied un réseau de «délégués non résidents». Certains se plaisaient à les qualifier de «délégués itinérants». Ils exerçaient bénévolement. Le ministère leur versait un dédommagement et remboursait leurs dépenses lorsqu'ils se rendaient dans la région du monde qui était sous leurs responsabilités. L'expérience a fait long feu.

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