Retour sans larmes à l'Assemblée nationale pour Pauline Marois

Pauline Marois... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Pauline Marois

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Pauline Marois a effectué un retour serein à l'Assemblée nationale, elle qui l'avait quittée dans les larmes lors de ses adieux à ses fonctions de première ministre, le 16 avril.

La politicienne désormais à la retraite a été décorée de l'Ordre de la Pléiade, au grade de Grand Croix, mercredi. Il s'agissait de sa première visite sur la colline parlementaire depuis qu'elle a vidé son bureau de chef du gouvernement du Parti québécois, une semaine après le scrutin du 7 avril.

Après la cérémonie, Mme Marois a abordé les journalistes avec un large sourire. «Oui, je suis émue», a-t-elle confié, l'oeil bien sec. «En même temps, je me retrouve un peu chez moi. C'est assez particulier comme impression. Après 35 ans, c'est ma maison.»

Pauline Marois les a arpentés, les corridors des édifices parlementaires à Québec. Attachée de presse d'un autre souverainiste au long cours, Jacques Parizeau, en 1979, elle a accédé au Salon bleu deux ans plus tard. Ses années de parlementaires s'étendent sur plus de 25 ans, entrecoupés de défaites, d'une démission et de retours.

L'ex-chef du PQ a confessé ressentir «un petit pincement» au coeur. «Je suis une femme qui regarde devant. Je ne suis pas une femme d'amertume. La vie continue. Elle est belle pour moi.»

L'Ordre de la Pléiade est remis aux personnalités qui ont servi «les idéaux de coopération et d'amitié de la francophonie». Dans son discours d'acceptation, Pauline Marois s'est gardée d'allusions directes à son crédo politique. «J'ai toujours été animée par la conviction que la langue française permet aux Québécoises et Québécois de rejoindre l'universel.»

Depuis son retrait de la vie politique, Mme Marois s'est faite discrète. Une sortie pour commémorer la tragédie de Polytechnique, de rares entrevues, ambassadrice du CECI (Centre d'étude et de coopération internationale) en appui à des femmes entrepreneures du Burkina-Fasso, en Afrique.

Quinze autres personnalités ont été honorées, dont, à titre posthume, le comédien Gilles Latulipe. Du nombre, l'auteur-compositeur Stéphane Venne, l'historien Jacques Lacoursière et le physicien, âgé de 101 ans, Pierre Demers, dont Mme Marois a vanté la «longévité et la constance dans la défense du français».

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