PQ: Gaudreault devient le «colistier» de Drainville

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault

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(Québec) L'aspirant-chef Bernard Drainville reçoit l'appui d'un sixième député, Sylvain Gaudreault, qui devient le «colistier» de sa campagne à la direction.

Depuis plusieurs mois, déjà, le député de Jonquière était l'objet des convoitises des différents camps. Il a déclaré mardi avoir trouvé en M. Drainville le «premier ministre» qu'il cherchait.

Ce que le statut de colistier confère au nouveau membre de l'équipe n'est pas clair, sinon qu'il pourra prendre de la place. «Il peut faire une contribution extraordinaire sur le plan des idées, a expliqué M. Drainville. Il a une vision. C'est un gars aimé, respecté. (...) On va lui donner beaucoup de temps de glace. C'est un joueur de premier trio. On va le mettre sur l'avantage numérique et il va aller "scorer".»

Aux États-Unis, le colistier d'un candidat à la présidence est destiné à la vice-présidence et à se substituer au président s'il est absent, démissionne ou meurt.

Parmi ses mandats, M. Gaudreault devra élaborer une stratégie pour mener le Québec à une économie sans pétrole.

Le député de Jonquière se dit à l'aise avec la Charte 2.0, la nouvelle version de charte de la laïcité proposée par M. Drainville, qui interdirait le port de signes religieux ostentatoires aux nouveaux employés de l'État. Il refuse de se «désolidariser» de la première mouture de la charte, mais voit dans les modifications apportées la capacité de M. Drainville à trouver des compromis.

M. Gaudreault ne se formalise pas d'un article qu'il a signé en 2006 dans lequel il parlait du «racisme sous-jacent» de l'opposition au port du kirpan dans le débat sur la laïcité.

«Il y a autre chose dans le débat politique au Québec que la question de la laïcité et de la charte, a-t-il lancé. Moi, c'est surtout ça qui me rejoint. (...) J'étais blogueur il y a 10 ans. On pourrait remonter à mes écrits du secondaire si vous voulez. Si vous lisez ce texte comme il faut, il est très clair sur l'importance d'avoir des balises.»

Il voit en Bernard Drainville quelqu'un qui peut faire augmenter les appuis à la souveraineté et qui a subi un «baptême du feu» lorsqu'il a défendu la charte. Quelqu'un prêt à revêtir immédiatement les habits de chef de l'opposition. Il n'a toutefois pas médit des adversaires de M. Drainville dans la course. 

Le député de Jonquière ne voit pas pourquoi on lui reprocherait de ne pas s'être rangé dans le camp du candidat de son coin, Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean. Certains médias locaux auraient déjà commencé à soulever cette question.

«Je n'y avais pas vraiment pensé, dit-il. Le propre de la politique, c'est de faire des débats. Tant qu'à ça, parce que Jean Tremblay est le maire de ma ville, il ne faudrait jamais que je le conteste. Je pense que cet espace de débat doit exister.»

Dans l'état actuel des choses, Pierre Karl Péladeau a obtenu l'appui de sept députés, M. Drainville en a six, Alexandre Cloutier trois, et Martine Ouellet et Pierre Céré aucun.

Les cinq candidats s'affronteront en débat en soirée à l'Université Laval.

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