Loi 101 au réseau collégial: de l'histoire ancienne au PQ

Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Bernard Drainville ne... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE)

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Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Bernard Drainville ne souhaitent pas réactiver le débat sur l'application de la loi 101 au réseau d'enseignement collégial.

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(Québec) S'il n'en tient qu'aux aspirants chefs siégeant à l'Assemblée nationale, l'application de la loi 101 au réseau collégial fera partie de l'histoire ancienne du Parti québécois. Aucun ne souhaite réactiver ce débat qui a ponctué la vie du parti depuis plus d'une génération.

«Souhaitez-vous que les dispositions de la loi 101 s'étendent au réseau d'enseignement collégial?» C'est la question posée par Le Soleil, mardi, à Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Bernard Drainville.

«Non», a très clairement affirmé Alexandre Cloutier. «Ce que je souhaite, par contre, c'est que ceux et celles qui veulent avoir accès aux cégeps en anglais aient démontré une connaissance appropriée de la langue française parlée et écrite.»

La loi 101 aux cégeps? «Ce n'est pas dans mes plans», a de son côté répondu Bernard Drainville.

Pierre Karl Péladeau a confié ne pas avoir eu «l'occasion de se pencher sur cette question».

«Ma priorité, a fait savoir Martine Ouellet, c'est le français pour les immigrants; c'est d'offrir des cours à tous les immigrants lors de leur arrivée.»

Fermer la porte

L'idée d'élargir les dispositions de la loi 101 au réseau collégial a alimenté des débats passionnés au sein du Parti québécois au fil des ans.

Cette mesure, si elle était appliquée, fermerait de facto la porte des établissements collégiaux anglophones aux francophones et aux allophones. Seuls les anglophones reconnus comme tels pourraient les fréquenter.

En avril 2011, le désormais ex-député Pierre Curzi avait gagné une grosse bataille politique en faisant adopter par les délégués présents à un congrès du Parti québécois sa proposition d'étendre aux cégeps les dispositions de la loi 101 sur la langue d'enseignement.

Pour lui, il était clair à ce moment-là que si le Parti québécois devait former le gouvernement, les francophones et les allophones déjà scolarisés en français au primaire et au secondaire auraient l'obligation de poursuivre leurs études collégiales dans la langue de Molière et pas dans une autre.

Le Parti québécois en avait même fait un engagement électoral lors des élections générales de 2012. Il a toutefois été mis de côté dans les semaines ayant suivi l'élection du gouvernement de Pauline Marois. Son statut de minoritaire l'a contraint à le ranger au placard, avait-on expliqué.

Ce sujet, a-t-on appris mardi, n'est plus d'actualité pour les députés aspirant à succéder à Mme Marois.

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