Bernard Drainville se dit déjà «testé» politiquement

Bernard Drainville a rappelé qu'il est arrivé à l'Assemblée... (Archives La Presse Canadienne)

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Bernard Drainville a rappelé qu'il est arrivé à l'Assemblée nationale en 2007. Ministre dans le gouvernement Marois, il a mentionné avoir piloté des législations importantes.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Bernard Drainville se présente aux débats entre candidats à la succession de Pauline Marois avec la conviction qu'il a, lui, l'avantage aux yeux des militants d'avoir déjà été politiquement «testé».

Le député de Marie-Victorin s'est ouvert de cette analyse, à quelques heures de la première confrontation, qui se déroulera ce soir à Trois-Rivières, entre les aspirants à la direction du Parti québécois.

Mardi, à Québec, au point de presse convoqué pour ses engagements portant sur l'éducation et l'économie, M. Drainville a signalé qu'il n'a pas craint de se retrouver sous le feu politique ennemi depuis son arrivée à l'Assemblée nationale, en 2007.

Il n'a jamais voulu dire s'il considère que Pierre Karl Péladeau, élu député de Saint-Jérôme en avril 2014 et grand favori pour remporter la course à la chefferie du PQ, a passé cette épreuve. «C'est le genre d'analyse que je préfère vous laisser», a laissé tomber M. Drainville.

M. Péladeau, bâtisseur de l'empire Québecor dont il demeure actionnaire de contrôle, n'a-t-il pas été «testé», mais du point de vue économique? s'est-il fait demander. «Il a une expérience entrepreneuriale qui est un élément de la dimension économique», s'est contenté de répondre Bernard Drainville.

L'aspirant-chef croit par contre qu'il est aussi qualifié pour s'exprimer dans le domaine de l'économie. Il a évoqué ses racines familiales. «Élevé sur une terre», cela n'en fait pas un expert, mais lui confère «une sensibilité» envers les «entrepreneurs agricoles». Il a enchaîné en faisant valoir qu'il a fait dans le journalisme économique, avant de faire carrière en journalisme politique.

Il a rappelé que, ministre dans le gouvernement Marois, il a piloté des législations importantes. «J'ai fait ma part pour la lutte contre la corruption avec la loi sur le financement politique.»

Surtout, a-t-il souligné, «j'ai mené le débat sur la laïcité. Débat dont nous [le gouvernement du PQ] sommes sortis avec un appui majoritaire. J'ai traversé cette tempête debout.»

Le débat, «un test»

Pour Bernard Drainville, «le premier débat, c'est le début officiel de la course. [...] Le débat, c'est un test», a-t-il exposé. L'exercice permettra notamment de «vérifier si quelqu'un pense que le programme [du PQ] doit rester social-démocrate.»

Il voit les affrontements entre les cinq candidats comme «un test de clarté, de contenu, de capacité de débattre. [...] Capacité de répondre à brûle-pourpoint, d'être clair dans l'expression de ses idées et de présenter un plan sur l'indépendance répondant à toutes les questions.»

Sur ce dernier aspect, il a fait valoir qu'il avance un plan de match plus clair que celui de ses adversaires pour y accéder. S'il est démontré que la souveraineté ne jouit pas de l'appui populaire nécessaire en 2018, date qu'il propose pour un référendum, «on fait quoi? J'ai une réponse à cette question. Aucun des autres collègues dans la course n'y a répondu.»

Il a insisté sur l'importance d'avoir réussi le «test» pour quiconque veut tenir la barre de la formation politique. «Le prochain chef du Parti québécois deviendra chef de l'opposition officielle», a-t-il insisté. «Le prochain chef sera testé», a-t-il aussi dit.

Bernard Drainville a convoqué les médias pour mettre de l'avant une série de propositions touchant l'économie, dont celle d'effectuer un grand «ménage» dans les lois et règlements «devenus inutiles ou même nuisibles» aux PME.

Il propose, entre autres, de créer deux cours pour intéresser les jeunes à l'entrepreneuriat. Un cours obligatoire à la vie économique glisserait dans le programme en cinquième secondaire et un cursus d'entrepreneuriat serait offert par les cégeps.

Mesures d'austérité: le candidat réclame de la cohérence à ses rivaux

Élu chef, Bernard Drainville revendiquerait de décaler d'un an l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Il a mis au défi ses rivaux dans la course à la chefferie du Parti québécois de ne pas se contenter de dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement libéral.

En point de presse, M. Drainville a souligné que la tournée qu'il effectue pour mousser sa candidature en vue de succéder à Pauline Marois l'a «conforté dans ma conviction que le gouvernement doit reporter d'un an l'atteinte du déficit zéro».

«Les régions saignent»

«Cela n'a aucun sens, la vitesse» qu'a donnée le gouvernement à l'opération. «Les régions saignent, en ce moment, a-t-il poursuivi. Le remède d'austérité libérale est pire que le mal qu'il veut guérir. Le gouvernement coupe et coupe, mais il n'a toujours pas donné une stratégie [pour] augmenter les revenus.»

M. Drainville n'a pas renié le postulat que «l'atteinte du déficit demeure importante». Il a cependant fait remarquer qu'il «est le seul des cinq candidats dans la course à proposer ce report.

«J'ai interpellé mes autres collègues [sur le sujet] pour savoir ce qu'ils en pensaient.» Il est revenu un peu plus tard sur le sujet pour lancer que «j'aimerais entendre les autres candidats sur cette question de l'austérité.

«C'est un peu un appel à la cohérence. On ne peut pas d'un côté dire l'austérité fait mal aux familles et aux travailleurs, aux régions et ne rien proposer. Ou même cautionner l'échéancier actuel du gouvernement. [...] Dire que ça doit quand même être fait en 2015-2016. C'est quoi, [leur] proposition?»

L'importance du déficit zéro

Pour Bernard Drainville, «l'idée de repousser d'un an [l'échéance], ce n'est pas juste de nous donner le temps de prendre des décisions plus éclairées et moins dommageables.

«C'est aussi d'envoyer le signal que le déficit zéro est important, qu'il ne faut pas y aller aveuglément, pour des raisons idéologiques. Si je suis élu chef, je vais demander au gouvernement de repousser d'un an l'équilibre budgétaire.» 

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