Le site du Bloc québécois cible d'une cyberattaque

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C'est cette image qui apparaissait sur le site du Bloc québécois, lundi matin.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Un groupe de pirates islamique soutient s'être attaqué au site Internet du Bloc québécois en raison de la récente prise de position du parti contre le port d'un voile lors des cérémonies de citoyenneté.

Le piratage a été revendiqué par un groupe appelé United Islamic Cyber Force, selon le message en anglais qui était visible sur la page d'accueil de la formation politique fédérale.

Plusieurs sites hébergés par le même serveur informatique que le Bloc québécois ont été victimes de la même cyberattaque, lundi matin.

Mais le groupe de pirates, qui a précisé être basé en Albanie, assure que c'était bel et bien le parti qu'il avait dans sa mire.

«La cible était le Bloc québécois simplement parce qu'ils ont manqué de respect envers les femmes qui portent le hidjab», a expliqué un porte-parole dans un échange de courriels avec La Presse Canadienne, lundi après-midi.

La formation dirigée par Mario Beaulieu a signalé il y a quelques jours qu'elle s'opposait à la décision d'un juge de la Cour fédérale de permettre le port d'un voile - pas le hidjab, mais bien le niqab - lors de la prestation de serment de citoyenneté canadienne.

Le groupe de pirates estime que les bloquistes «n'ont pas le droit de parler du niqab» et que «tout le monde a le droit de porter ce qu'il veut».

Son porte-parole a fait ces précisions après qu'on lui eut demandé pour quelle raison le Bloc québécois, et non les autres partis fédéraux, avait été victime de ce piratage.

Il s'était au préalable contenté d'affirmer que le groupe United Islamic Cyber Force souhaitait «expulser du cyberespace les politiciens (...) et [les internautes] qui détestent l'islam».

Le directeur des communications du parti indépendantiste, Simon Charbonneau, a signalé lundi midi que les autorités policières avaient été avisées de la situation concernant le piratage de son site Internet.

«Nous prenons toutes les précautions nécessaires. Nous avons porté plainte à la police. Pour l'instant, nous ne ferons pas d'autres commentaires», a-t-il indiqué en entretien téléphonique.

Les responsables de la page Web travaillent actuellement au rétablissement du site, dont les données n'ont pas été compromises, a-t-on assuré.

Plusieurs sites Internet hébergés par le même serveur informatique que le Bloc québécois ont fait les frais de la même cyberattaque, lundi.

La page d'accueil de plusieurs de ces organisations, dont la Chambre immobilière des Laurentides ou encore le camping Lac des Plaines, est d'ailleurs identique à celle de la formation politique.

Un lien menant vers la page Facebook du groupe United Islamic Cyber Force, qui se définit comme une «organisation non gouvernementale» sur le réseau social, est inclus sur les pages d'accueil piratées.

Le groupe qui soutient être derrière la cyberattaque a déjà revendiqué des actions virtuelles similaires à la suite de l'attentat perpétré au magazine français Charlie Hebdo, selon le site Mashable.

Le compte Twitter de l'organisation avait déjà été suspendu dans la foulée de ces cyberattaques.

Sa page Facebook, qui était toujours active vers midi, lundi, a finalement été elle aussi suspendue en après-midi.

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