Couillard en mission «exceptionnelle» à Paris

Dans un entretien à l'AFP, le premier ministre... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Dans un entretien à l'AFP, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué que la relation France-Québec «est extrêmement précieuse pour nous et on veut la faire progresser, on veut ouvrir plusieurs fenêtres».

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Dolbec
La Presse Canadienne
Paris

Le premier ministre Philippe Couillard entreprend lundi sa première visite officielle en France, une visite de cinq jours que son entourage et la Délégation générale du Québec à Paris se sont appliqués dimanche à décrire comme «exceptionnelle», dans le but évident de faire taire les critiques au Québec et de rassurer les autorités françaises.

Comme c'est l'usage, le chef du gouvernement québécois croisera pendant sa mission à peu près tout ce qui compte dans le paysage politique français. Cette série de rencontres commencera lundi à l'Élysée, avec le président François Hollande, et prendra fin vendredi à Matignon, avec Manuel Valls, dans le cadre des 18es «rencontres alternées» des premiers ministres, objet premier de ce voyage.

Cette semaine «très chargée» prouve que M. Couillard est à Paris pour «cultiver les contacts au plus haut niveau», fait-on valoir, et «montre sans équivoque qu'il accorde la priorité à la relation France-Québec».

Dans un entretien à l'AFP, le premier ministre a renchéri: «Cette relation est extrêmement précieuse pour nous et on veut la faire progresser, on veut ouvrir plusieurs fenêtres».

Ces professions de foi, qui devraient relever de l'évidence, ne sont pas gratuites. Philippe Couillard ne jouit pas d'un préjugé favorable au moment d'arriver à Paris. La hausse unilatérale des frais de scolarité des étudiants français aurait «froissé» la France, son absence après les attentats de Charlie Hebdo lui a été reprochée, et sa tentative de justifier l'importance de la délégation ministérielle qui l'accompagne par le fait que les dépenses sont prises en charge par l'État français lui a valu un entrefilet assassin dans le Figaro.

Avec cinq ministres

Cinq ministres sont finalement du voyage : Hélène David (Culture), Jean D'Amour (Implantation de la stratégie maritime) David Heurtel (Environnement), Christine Saint-Pierre (Relations internationales) et Jacques Daoust (Économie, Innovation et Exportations). A cela s'ajoutent une délégation d'une soixantaine de représentants des milieux d'affaires et une douzaine d'universitaires et scientifiques.

«Il y a 35 activités au programme du premier ministre, 30 activités indépendantes pour les ministres, une quinzaine de pour le scientifiques, soit 80 au total», explique-t-on.

L'économie, les investissements mais aussi l'accord de libre-échange Europe Canada occuperont une place centrale. Mardi, le premier ministre rencontrera des grands patrons, prendra la parole devant la puissance Chambre de commerce et d'Industrie de Paris et verra le très influent ministre de l'Économie, Emmanuel Macron.

Le Plan Nord et la Stratégie maritime du Québec feront aussi l'objet de discussions. Dès lundi, avec le président français, Philippe Couillard pourrait annoncer la création à Rimouski d'un Institut maritime commun.

Une table ronde sur le réchauffement climatique viendra par ailleurs rappeler que le Québec entend «jouer son rôle» lors du sommet de Paris (Cop 21).

Mercredi et jeudi, le premier ministre se rend à Bordeaux, où il verra notamment l'ancien premier ministre Alain Juppé, un des plus fidèles alliés du Québec.

Railleries de l'opposition

Par ailleurs, la mission économique en France du premier ministre Philippe Couillard continue d'alimenter les railleries des partis d'opposition.

La porte-parole péquiste en matière de relations internationales, Carole Poirier, estime qu'en cette période d'austérité libérale, le fait que cinq ministres accompagnent le premier ministre est une insulte aux familles québécoises qui, selon elle, sont attaquées de plein fouet par des coupes aveugles, basées uniquement sur une logique comptable.

Mme Poirier croit par ailleurs que les propos de Philippe Couillard à l'effet que le voyage ne sera pas si onéreux, une partie des dépenses de logement et de transport terrestre étant prise en charge par la France, ternissent l'image du Québec dans ce pays.

De son coté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, se dit inquiet face à cette autre mission. Il doute que le premier ministre soit capable de conclure des ententes pour obtenir des investissements privés. Selon lui, cela devrait pourtant être une priorité.

Quant au nombre de ministres qui accompagnent M. Couillard, François Legault croit qu'un seul aurait été suffisant, soit le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer