Blais à l'Éducation, Hamad à l'Emploi, Arcand à la Côte-Nord

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De gauche à droite: Sam Hamad, Philippe Couillard, François Blais et Pierre Arcand

Le Soleil, Erick Labbé

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La Presse Canadienne

Philippe Couillard a choisi François Blais pour succéder au démissionnaire Yves Bolduc à la tête du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

M. Blais a prêté serment vendredi au bureau du lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne.

Doyen de la faculté de sciences sociales de l'Université Laval - en congé sans solde -, docteur en philosophie, M. Blais était jusqu'ici ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Son portefeuille a été confié au ministre du Travail, Sam Hamad, qui avait déjà cumulé les deux fonctions en 2010 dans le gouvernement minoritaire de Jean Charest.

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a pour sa part été nommé ministre responsable de la Côte-Nord, une responsabilité qu'assumait M. Bolduc.

M. Blais prend les rênes de l'Éducation après l'annonce des compressions, ce qui pourra lui faciliter la tâche pour la suite des choses. Il devra cependant poursuivre la réforme de la carte scolaire et statuer sur l'avenir des commissions scolaires.

Plutôt qu'un grand jeu de chaise musicale, le premier ministre Couillard a choisi la méthode chirurgicale avec un simple changement d'affectation à l'intérieur même du conseil des ministres.

M. Couillard devait pourvoir le poste laissé vacant par M. Bolduc, qui avait annoncé la veille son retrait de la vie politique pour retourner à la pratique médicale.

Plus tôt cette semaine, le chef du gouvernement avait refusé de renouveler sa confiance envers son ministre devenu source d'embarras. Abandonné par le premier ministre, M. Bolduc a quitté ses fonctions à la suite d'une longue liste de controverses, la dernière étant sa décision de toucher son indemnité de transition de 152 000 $. Les deux autres démissionnaires du présent mandat, Élaine Zakaïb, du Parti québécois et Christian Dubé, de la Coalition avenir Québec, avaient renoncé à encaisser cette indemnité.

Les derniers mois de la carrière politique de M. Bolduc avaient pris des allures de chemin de croix. Il a notamment été dénoncé pour avoir accepté une prime de 215 000 $ pour prendre en charge des patients lorsqu'il était député dans l'opposition et pour avoir banalisé les coupes dans les achats de livres dans les écoles. La semaine dernière, il a acquis une notoriété mondiale en justifiant la fouille à nu d'une écolière, estimant qu'elle avait été faite de manière «très respectueuse».

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