Démission de Bolduc: Jean-Talon laissée libre

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Yves Bolduc (à gauche) était accompagné par le chef de cabinet de Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne, au moment de sa démission, jeudi.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Jean-Talon est orpheline depuis jeudi matin. Les adversaires des libéraux auront fort à faire pour amener la circonscription dans leur camp. Depuis sa toute première élection, en 1966, elle n'a envoyé à l'Assemblée nationale que des représentants du Parti libéral du Québec.

Selon la loi, le gouvernement que dirige Philippe Couillard dispose de six mois, à compter du moment où Yves Bolduc a déposé sa lettre de démission comme député et ministre, pour lancer une élection complémentaire.

Jeudi, l'heure était à la tristesse dans les rangs de la formation, aucunement aux spéculations sur un éventuel successeur. Il n'était pas question pour des militants de l'endroit de parler de date pour le scrutin ou de candidature possible.

Le directeur de l'organisation du PLQ pour l'est du Québec, Gérald Larose, les a défendus. «Vous comprendrez qu'ils sont très affectés. Ils perdent leur député, leur ami, leur homme de confiance.» M. Larose n'avait pas davantage le coeur à penser tout de suite à la suite des choses. «C'était un député très présent, parrain de quelques circonscriptions orphelines [des députés libéraux], très attachant. C'est sa journée.»

Des vedettes

Chose certaine, Jean-Talon a eu au fil des ans plus que sa part d'élus au rôle prééminent au sein du PLQ et de ses gouvernements. En fait, les deux derniers députés étaient des vedettes lorsqu'ils se sont présentés.

En 2007, alors déjà ministre de la Santé, Philippe Couillard a choisi de s'y présenter après avoir remporté le précédent scrutin dans Mont-Royal. Yves Bolduc, lui, a succédé à Philippe Couillard après que ce dernier eut quitté temporairement la politique. Il a été désigné ministre de la Santé quelques mois avant d'être élu, lors d'une complémentaire.

Au fil des élections, Jean-Talon a été représentée par cinq ministres, y compris MM. Bolduc et Couillard.  Les libéraux n'ont été menacés qu'à deux reprises dans ce château fort, en 1994 et en 1998.

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