Élection référendaire: Péladeau rectifie le tir

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau donnait des munitions... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Cette semaine, Pierre Karl Péladeau donnait des munitions aux adversaires libéraux et caquistes. Profil bas sur le référendum, mais il laisse tomber sur son site web, sans hésiter: «C'est pourquoi, lors des prochaines élections, je souhaite obtenir le mandat de réaliser concrètement l'indépendance du Québec.»

Photo Alain Roberge, archives La Presse

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Pierre Karl Péladeau a laissé flotter pendant la journée de mercredi l'idée de recourir à une élection référendaire, s'il devient chef du Parti québécois, et ce, jusqu'en après-midi où il a fait savoir qu'il rejette cette option.

En matinée, M. Péladeau a convoqué les médias pour confirmer que l'ex-ministre des Finances de Pauline Marois et député de Rousseau, Nicolas Marceau, s'est joint au groupe d'élus qui l'appuient dans la course à la direction du Parti québécois.

Devant les caméras, le député de Saint-Jérôme n'a jamais voulu écarter nommément le scénario d'un scrutin référendaire. L'aspirant-chef n'a pas voulu préciser la perception médiatique de ce qu'il préconise, obtenir aux prochaines élections le mandat de faire l'indépendance.

Les journalistes lui ont souligné que le premier ministre Philippe Couillard en a conclu qu'il ouvre la porte à une élection référendaire, un cadeau pour les libéraux, a alors laissé entendre le chef du gouvernement. «C'est l'interprétation des journalistes», a d'abord commenté M. Péladeau. Interrogé de nouveau sur le sujet, il a glissé qu'une élection référendaire n'est «pas nécessairement» exclue.

En fin de journée, son attaché de presse, Marc-André de Blois, a transmis une mise au point. Il a insisté sur le fait que le candidat et actionnaire de contrôle de Québecor «est un démocrate. Il réitère qu'en 2018, les Québécois sauront à quoi s'en tenir par rapport aux questions d'accession à l'indépendance».

M. de Blois a rappelé qu'à la récente rencontre des présidents d'associations de militants péquistes, M. Péladeau a indiqué que la création d'un État souverain doit requérir la légitimité de la communauté internationale, et que son sentiment, c'est que «ça passe par un référendum». «Son objectif est de parler de souveraineté et non de mécanique référendaire.»

Appui de Marceau

Nicolas Marceau est devenu, mercredi, le septième élu du Parti québécois à choisir le camp de M. Péladeau. L'économiste qu'est M. Marceau s'est vu confier la responsabilité de peaufiner la plate-forme économique du favori des sondages pour remporter la course à la direction.

Le député de Rousseau a dit avoir observé «le réel enthousiasme que Pierre Karl Péladeau suscite chez les Québécois. [Il] incarne la prise en charge réussie de leur économie».

Il se joint au camp de M. Péladeau avec la détermination arrêtée de combattre «la peur économique qui continue à en freiner plusieurs» devant l'option souverainiste. «Pour arriver au pays, nous devons faire de la souveraineté et de l'économie, les deux socles de notre réflexion», a avancé M. Marceau qui aura un rôle important dans l'Institut de recherche scientifique appliquée sur l'indépendance pour démontrer les «bienfaits et bénéfices» de l'option.

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