Course au PQ: les jeux ne sont pas faits, dit François Gendron

François Gendron, le doyen de l'Assemblée nationale, donne... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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François Gendron, le doyen de l'Assemblée nationale, donne son appui à Alexandre Cloutier dans la course à la chefferie du Parti québécois.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les jeux ne sont pas faits dans la course à la direction du Parti québécois, affirme le député François Gendron, qui a décidé d'accorder son appui à Alexandre Cloutier. Le doyen des élus de l'Assemblée nationale invite les militants péquistes à se méfier des mouvements de notoriété, une allusion directe au meneur actuel, Pierre Karl Péladeau.

François Gendron ne partage pas le diagnostic de Jean-François Lisée, qui a lancé la serviette le mois dernier en affirmant que «très majoritairement le Parti québécois a fait le choix de Pierre Karl Péladeau».

«Ce n'est pas mon point de vue», insiste M. Gendron. Tout est encore possible, selon lui. Surtout avec les cinq débats à venir.

Le député d'Abititi-Ouest laisse entendre que M. Péladeau doit son avance à ses qualités d'homme d'affaires, mais également à sa notoriété. Un élément toujours fragile en politique, suggère-t-il.

«Sincèrement, ce n'est pas la première fois qu'une population peut être guidée par ce qu'elle lit, ce qu'elle entend et ce qu'on appelle un mouvement de notoriété, déclare-t-il. J'ai connu ça.»

Alexandre Cloutier incarne un nouveau cycle pour le Parti québécois, croit M. Gendron, élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1976. À ses yeux, son jeune collègue est en mesure d'«additionner», alors que le Parti québécois a trop «soustrait» ces dernières années.

Il loue l'esprit «réformateur» de M. Cloutier, ainsi que son combat en faveur des régions éloignées de la capitale et de la métropole.

Dans la chasse aux appuis internes, Pierre Karl Péladeau mène, mais par peu. Six députés de l'aile parlementaire péquiste l'appuient. Cinq sont derrière Bernard Drainville et trois avec Alexandre Cloutier.

M. Péladeau annoncera un nouvel appui mercredi matin. Il devrait s'agir de l'ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau.

Un couac

Le député de Lac-Saint-Jean se dit par ailleurs surpris de la lettre conjointe signée par Pierre Karl Péladeau et Bernard Drainville la semaine dernière. Il n'en avait pas été informé.

Certains y voient le prélude à une future alliance entre MM. Drainville et Péladeau. Alexandre Cloutier refuse de s'avancer sur ce terrain.

Il précise toutefois qu'il partage le fond de leur missive. Elle dénonçait le fait que le premier ministre Philippe Couillard associe la quête de l'indépendance du Québec à du radicalisme.

Alexandre Cloutier aurait signé la lettre s'il avait été approché par ses deux collègues-adversaires.

La candidate Martine Ouellet aussi. Elle se demande pour quoi cette «stratégie» de MM. Péladeau et Drainville. Elle aussi aurait aimé être associée à leur démarche.

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