PKP et Drainville dénoncent les propos de Couillard sur le radicalisme

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Bernard Drainville (à gauche) et Pierre Karl Péladeau (à droite)

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Pierre Karl Péladeau et Bernard Drainville, tous deux candidats à la direction du Parti québécois, ont uni leur voix, vendredi, pour rejeter l'étiquette de radicaux que leur a accolée le premier ministre Philippe Couillard à deux occasions cette semaine.

Dans une lettre ouverte transmise aux médias, les deux aspirants à la succession de Pauline Marois dénoncent les propos de M. Couillard, qui a utilisé ce qualificatif de nouveau vendredi pour décrire le projet souverainiste.

Au cours des dernières semaines, en réaction aux attentats commis par des djihadistes à Paris, M. Couillard a répété que son gouvernement avait l'intention de lutter contre le radicalisme et non contre l'intégrisme.

Jeudi, M. Couillard a affirmé que les cinq candidats à la direction du PQ se livraient à une surenchère de radicalisme dans leur processus d'accession à la souveraineté, ce qui avait provoqué une première réaction de M. Drainville, qui s'était insurgé contre le mot accolé aux péquistes.

M. Drainville avait accusé M. Couillard d'avoir «une sincérité à géométrie variable dans l'utilisation des mots», en associant le mouvement souverainiste au radicalisme alors qu'il accepte le «radicalisme» de l'Arabie saoudite, «parce que c'est un contexte culturel différent», et l'intégrisme religieux, «parce que c'est un choix personnel».

Sur sa page Facebook, M. Péladeau a ensuite joint sa voix à celle de M. Drainville, vendredi matin, avant de cosigner avec lui une lettre dénonçant les propos du premier ministre.

Malgré les appels à la modération des deux candidats et députés péquistes, M. Couillard a maintenu, vendredi, que le Parti québécois fait preuve de radicalisme, dans une réponse à un journaliste qui lui demandait si son choix de mots était opportun pour qualifier ses adversaires politiques.

«La pire chose pour l'économie du Québec, ce serait la séparation du Québec, a-t-il dit. Ça, c'est radical.»

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