Pepper, premier chien à siéger à l'Assemblée nationale

Pepper est un peu un ange gardien pour... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Pepper est un peu un ange gardien pour la députée caquiste Claire Samson, qui souffre d'épilepsie.

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Pepper est devenu, mardi, le premier chien à siéger, en quelque sorte, à l'Assemblée nationale.

Pepper, c'est un caniche royal gris. Il suit fidèlement la députée Claire Samson. L'élue de la Coalition avenir Québec souffre d'épilepsie. Aucune crise grave, a-t-elle insisté. Mais Pepper a la faculté de détecter le surgissement d'une crise cinq ou six heures à l'avance, a confié Mme Samson.

C'est ainsi que la députée d'Iberville a communiqué avec le bureau de Jacques Chagnon, le président de l'Assemblée nationale, à la fin du mois de décembre pour obtenir une permission tout à fait exceptionnelle : que le chien soit à ses côtés pendant la période des questions.

«C'est la première fois qu'un chien assistait aux travaux sur le parquet» de la chambre, a confirmé Noémie Cimon-Mattar, la représentante auprès des médias de l'Assemblée nationale. «C'est la première fois qu'une demande de cette sorte est formulée.»

Après vérifications, Pepper n'est pas le tout premier à se trouver en ces lieux. Les historiens de l'Assemblée nationale ont retracé qu'en 1912, un chien a effectué une «entrée inopinée» devant les parlementaires. Celui-là n'était pas «invité». Des chiens-guides ont aussi accompagné des gens dans les tribunes réservées aux visiteurs, Mais aucun sur le parquet.

À côté du pupitre

Hier, Pepper s'est accroupi à côté du pupitre qu'occupe Mme Samson au Salon bleu. Pas un son de la part de la bête, même lorsque Jacques Chagnon a souligné sa présence en ces lieux où tant de débats bien sonores éclatent.

Les députés, eux, ont fait comme si le chien n'était pas là. Consigne de Mme Samson, il ne faut pas toucher ou parler au chien lorsqu'il est en devoir, question qu'il soit tout à son travail de dépistage. En chambre, le mot a circulé, et personne n'est venu flatter l'animal en lui disant «bonjour-le-beau-pitou».

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le représentant de la race canine portait un dossard montrant qu'il était au boulot, «service dog/on duty». Malgré son nom, Pepper comprend le français, a précisé la députée. Il n'est qu'un mot qu'il ne faut pas prononcer devant lui, «p-a-r-c». En langage canin, ça veut dire «party», a fait savoir Mme Samson.

Claire Samson a expliqué aux journalistes que Pepper ne la suivra dans l'auguste enceinte que cette semaine. Mme Samson se sentait fragile, ces jours-ci. Adaptation à la vie parlementaire oblige - elle a été élue en 2014 -, elle n'a pas pris de risque.

Le chien lui appartient. Elle le possède depuis quatre ans et demi, depuis qu'il est chiot. Si tout va comme Claire Samson le pense, Pepper retournera à son autre carrière, là aussi, en quelque sorte, zoothérapeute, quelque part dans Iberville - la circonscription que représente et habite la députée caquiste.

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