La flagellation de Raïf Badawi est de nouveau reportée

L'épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, a déjà indiqué que... (La Presse Canadienne, Fred Chartrand)

Agrandir

L'épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, a déjà indiqué que son mari n'était plus en mesure de se soumettre à d'autres séances de flagellation.

La Presse Canadienne, Fred Chartrand

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Montréal

Les autorités saoudiennes ont reporté pour la troisième semaine consécutive, vendredi, la flagellation du blogueur Raïf Badawi, cédant selon Amnistie internationale aux pressions de l'étranger.

Mireille Elchacar, agente de développement régional chez Amnistie internationale en Estrie, a confirmé vendredi que la séance n'avait pas eu lieu, mais on en ignore encore les motifs exacts. M. Badawi n'a pas subi cette semaine un examen médical, comme c'était le cas auparavant lorsque les autorités avaient reporté les autres flagellations.

Amnistie internationale soutient que plus d'un million de personnes ont déjà signé une pétition en ligne réclamant la clémence des autorités saoudiennes.

Raïf Badawi a été condamné à recevoir 1000 coups de fouet, au rythme de 50 par semaine durant 20 semaines consécutives, pour avoir, selon les autorités du royaume, fait la promotion de réformes et demandé aux musulmans de faire preuve de plus de tolérance face aux non-musulmans.

La femme de M. Badawi, Ensaf Haïdar, qui a obtenu le statut de réfugié au Canada et qui habite à Sherbrooke avec ses enfants, a déjà indiqué que son mari n'était plus en mesure de subir de nouvelles séances de flagellation.

Si elle avait eu lieu, la séance de flagellation aurait été la première depuis l'accession au trône du nouveau roi saoudien, Salman, à la suite du décès du roi Abdallah, son demi-frère.

Sort dénoncé

Son sort a été dénoncé par le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, ainsi que par le ministre du Développement international, Christian Paradis, mais jusqu'à présent, Stephen Harper ne l'a pas fait directement, malgré la demande d'intervention formulée par la femme du blogueur. Le cabinet du premier ministre a plaidé jeudi qu'il ne pouvait en faire beaucoup plus.

Si elle se réjouit de la décision prise par l'Arabie saoudite, Mireille Elchacar estime qu'il est encore trop tôt pour «crier victoire». Au cours d'un entretien téléphonique, elle a rappelé c'est en raison de l'état de santé de M. Badawi que les séances de flagellation ont été repoussées, et que la peine infligée au blogueur n'avait pas été annulée.

«Cette fois-ci, M. Badawi n'a rencontré aucun docteur, a-t-elle indiqué. Nous sommes un peu dans le néant.»

Mme Elchacar estime que la situation dans laquelle se trouve M. Badawi est très difficile, puisqu'il doit constamment se demander quel sort l'attend chaque vendredi. «On peut se douter que ce n'est pas bon pour sa santé psychologique et physique, observe-t-elle. Il est également diabétique. La cicatrisation se fait beaucoup plus lentement.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer