Négociations de l'État avec les syndicats: des offres quasi finales

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Le gouvernement Couillard propose un gel salarial les deux premières années du prochain contrat de travail de ses employés et des hausses de 1% annuellement les trois suivantes. Les organisations syndicales réclament 4,5 % par année pendant trois ans.

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(Québec) Les offres du gouvernement aux quelque 540 000  employés des secteurs public et parapublic ne sont pas finales, mais c'est tout comme.

Tout succès dans les négociations à venir sera bien relatif pour les salariés concernés. «Si on réussit, on fera peut-être un peu mieux. Mais on ne fera pas beaucoup mieux», affirme le premier ministre Philippe Couillard.

«Les demandes formulées par le mouvement syndical sont totalement irréalistes, à des distances presque sidérales de la capacité de payer des Québécois. Non seulement ça nous ramènerait en déficit, mais ça le ferait exploser, littéralement, pour les prochaines années.» C'est ce qu'il a soutenu, mardi, à l'issue d'une réunion de deux jours de l'aile parlementaire du Parti libéral du Québec.

Son gouvernement propose un gel salarial les deux premières années du prochain contrat de travail de ses employés et des hausses de 1% annuellement les trois suivantes. Les organisations syndicales réclament 4,5 % par année pendant trois ans.

Conversation

M. Couillard ne parle pas de négociations avec les syndicats, mais d'une «conversation». «Elle doit se tenir sur le rapport entre le nombre de personnes, la taille de la fonction publique qu'on paie, le montant qui leur est donné.»

Il n'est pas contre l'idée que des hausses différentes soient accordées à des employés occupant telle ou telle fonction, mais pour autant que le résultat n'ait pas d'impact sur l'augmentation totale prévue de la masse salariale versée par l'État.

Malgré la confection par les syndicats d'un calendrier de mobilisation, le chef du gouvernement dit ne pas craindre une détérioration du climat social. Il dit s'appuyer sur la majorité silencieuse.

«Le droit de manifester fait partie de nos libertés fondamentales et je le respecte au plus haut point. Mais j'entends également ceux et celles qui ne manifestent pas. Ceux qui travaillent et paient de l'impôt pour les services publics nous demandent d'en avoir plus pour leur argent et qu'il leur en reste plus dans les poches.»

L'emploi

La session parlementaire qui s'ouvrira le 10 février à l'Assemblée nationale sera celle «du retour à l'équilibre budgétaire après six déficits consécutifs», se réjouit d'avance M. Couillard. «L'hémorragie» sera «enfin contrôlée».

Comme s'il voulait ne pas ajouter au climat de morosité dépeint par certains, et en dépit des mauvais chiffres sur l'emploi, il se montre résolument optimiste.

«Même si les résultats sont insuffisants, on voit que la tendance sur l'emploi s'est inversée à partir du début de l'année qui vient de s'écouler. Il s'agit pour nous de tirer avantage des vents économiques qui pour une fois, depuis quelque temps, soufflent favorablement pour le Québec, que ce soit la baisse des prix du pétrole ou la baisse du dollar canadien qui favorise nos exportateurs. On a un contexte qui devrait favoriser la reprise, la relance et la création d'emplois.»

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