Drainville veut bonifier le programme d'aide sociale

Bernard Drainville estime que le premier ministre Philippe Couillard... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Bernard Drainville estime que le premier ministre Philippe Couillard est en train de céder au reste du Canada le contrôle du développement énergétique et la souveraineté énergétique du Québec.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Bernard Drainville propose de bonifier le programme d'aide sociale. Ses propositions ont été élaborées avec la députée Carole Poirier, qui lui accorde officiellement son appui dans la course à la direction du Parti québécois.

Si Bernard Drainville devenait chef du Parti québécois, et éventuellement premier ministre du Québec, les couples prestataires de l'aide sociale vivant sous le même toit cesseraient d'être «pénalisés». Une personne seule reçoit actuellement 616 $ par mois, alors qu'un couple ne peut toucher qu'un maximum de 955 $.

Il faut cesser de pénaliser «ceux qui sont en amour», ceux qui veulent «s'entraider», dit le député de Marie-Victorin.

Il propose aussi qu'un prestataire puisse gagner un revenu non plus de 200 $ mais de 300 $ par mois sans subir de pénalité sur le montant qu'il reçoit de l'État.

Et également de permettre à tous les prestataires de conserver leur carnet de réclamation de médicaments tant qu'ils n'ont pas épuisé leurs recours juridiques. Ils ne le perdraient plus dès que l'État leur réclame de rembourser des sommes perçues en trop, comme c'est le cas actuellement.

Le candidat Drainville s'engage aussi à mettre fin à l'«injustice» frappant les mères monoparentales à l'aide sociale.

Le montant de la pension alimentaire pour enfants qu'elles touchent ne serait plus réduit de leurs prestations d'aide sociale. On n'en tiendrait plus compte dans le calcul de l'aide sociale, de l'aide financière aux études, de l'accessibilité à l'aide juridique, ni de l'aide au logement.

Actuellement, les familles monoparentales à l'aide sociale ne peuvent recevoir que 100 $ par mois par enfant de la pension alimentaire versée par le parent non gardien. Le reste est confisqué par l'État.

Coût total des mesures: environ 130 millions $ par année, selon l'équipe du candidat.

En 2008, au nom du Parti québécois, qui était dans l'opposition, l'ex-députée Lisette Lapointe avait déposé un projet de loi pour faire en sorte que les chèques d'aide sociale cessent d'être amputés de la presque totalité de la pension alimentaire pour enfants. L'opposition officielle était revenue à la charge en 2009 en déposant un deuxième projet de loi sur le même sujet.

Une fois au gouvernement, le Parti québécois a refusé de faire de cette question une priorité.

Elle ne figure pas sur la table de travail de l'actuel ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Avec Carole Poirier, Bernard Drainville peut désormais compter sur l'appui de cinq députés du caucus péquiste. Pierre Karl Péladeau peut s'appuyer sur trois et Alexandre Cloutier, sur un.

L'«effet libéral»

Par ailleurs, le Parti québécois accuse l'«effet libéral» d'être à l'origine de l'augmentation de 14,4 % du nombre de jeunes bénéficiaires de l'aide sociale au cours de la dernière année.

Depuis 20 ans, et vue d'un grand angle, la situation s'est améliorée. Le nombre de personnes prestataires de l'aide de dernier recours est passé de 787 159 en 1994 à 442 215 aujourd'hui.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer