Pauline Marois stupéfaite d'apprendre le décès de Michel Guimond

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«C'est un bon compagnon de route que nous perdons et un souverainiste convaincu», a commenté hier l'ex-chef du Parti québécois, Pauline Marois. En 2007, alors que Michel Guimond (à droite) était député fédéral de Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord pour le Bloc québécois, Pauline Marois annonçait qu'elle désirait succéder au député Rosaire Bertrand (au centre) dans Charlevoix.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «J'ai été stupéfaite d'apprendre son décès», a laissé tomber Pauline Marois au sujet de Michel Guimond, l'homme qu'elle avait recruté en tant que première ministre péquiste pour qu'il redonne Montmorency à sa formation politique.

C'est depuis le Mexique, où elle possède un pied à terre, que Mme Marois a commenté, dans une rare entrevue qu'elle accorde, la disparition de celui qui a longtemps représenté la circonscription fédérale recoupant celle qu'elle défendait à l'Assemblée nationale.

«C'était quelqu'un que je connaissais bien», a rappelé l'ex-chef du PQ. «Nous étions de grands complices dans nos comtés respectifs», elle qui a été élue à Québec, en 2007, dans Charlevoix, et lui, à Ottawa, dans Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord, de 1993 à 2011. «Nous nous retrouvions souvent dans les mêmes activités», s'est-elle rappelé.

M. Guimond a été écarté du Parlement canadien lorsque la vague orange du Nouveau Parti démocratique a pratiquement rayé le Bloc québécois de la carte politique. Pauline Marois, chef du gouvernement sortant du Parti québécois, a approché M. Guimond pour qu'il défende les couleurs du PQ au scrutin de 2014.

«C'est un bon compagnon de route que nous perdons et un souverainiste convaincu», a-t-elle témoigné. Parce que les convictions indépendantistes du disparu ne font pas de doute, dans l'esprit de Mme Marois. Ce qui était crucial pour lui offrir de devenir candidat péquiste dans Montmorency, a-t-elle dit.

«J'étais allée dans son comté et il y avait beaucoup d'enthousiasme autour de lui», s'est-elle remémoré. «Évidemment, on sait ce qui s'est passé par la suite.» Le PQ a subi la défaite, Mme Marois a perdu sa circonscription et M. Guimond n'a pu gagner la sienne.

«Jamais il ne lâchait»

«Il trouvait cela difficile, a confié Mme Marois. Parce que la région de Québec est très difficile pour nous, au Parti québécois. Mais jamais il ne lâchait. Il a fait une très belle campagne. Je n'avais rien à lui reprocher. Au contraire, dans des comtés comme le sien, on avait certains espoirs parce que c'était des gens très ancrés dans leur milieu.»

La politicienne à la retraite a décrit Michel Guimond comme «un homme entier, d'une grande générosité. Avec lui, c'était tout ou rien.»

Pourtant, a-t-elle insisté, «et c'est amusant, il s'investissait sans nuances et, en même temps, il était capable de négocier.

«Il avait un petit côté fin renard. Capable de trouver des compromis [...] sans nécessairement faire de heurts alors qu'on aurait pu avoir l'impression qu'il était un peu carré. Il ne l'était pas dans ses relations humaines.»

Pauline Marois a signalé qu'elle reste branchée sur ce qui se passe au Québec. C'est en naviguant dans Internet que la nouvelle lui est parvenue. Elle en a été consternée.

«Surtout qu'il avait vécu une assez grande épreuve, un cancer assez sérieux, et il s'en était sorti, a-t-elle noté. Je suis bien triste pour sa famille et les personnes qui l'entourent.»

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