Attentat de Charlie Hebdo : la France observe une minute de silence

Des policiers de Toulouse observent une minute de... (AFP, Remy Gabalda)

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Des policiers de Toulouse observent une minute de silence en mémoire des 12 victimes de l'attentat terroriste contre le journal Charlie Hebdo.

AFP, Remy Gabalda

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Associated Press
Paris

La France a observé jeudi un moment de silence à la mémoire des victimes de l'attentat de Charlie Hebdo.

Des cloches ont retenti, les transports en commun se sont immobilisés et les enfants se sont tus.

Le président français François Hollande a ordonné que les drapeaux soient placés en berne.

Charlie Hebdo a apparemment été ciblé en raison de ses caricatures du prophète Mahomet et des témoins ont raconté que les assaillants ont prétendu appartenir à Al-Qaïda au Yémen. Un responsable policier français a confirmé, sous le couvert de l'anonymat, que les deux suspects sont liés à un réseau terroriste yéménite.

Des passants ont versé des larmes quand les cloches de la cathédrale Notre-Dame ont retenti. Le recteur de la mosquée de Paris a demandé aux musulmans d'observer eux aussi un moment de silence et de rendre hommage aux victimes de cette «violence exceptionnelle».

M. Hollande a de son côté demandé aux Français de faire front commun face au terrorisme et à l'intolérance.

«La France (a) été frappée en son coeur même, dans sa ville capitale, dans un lieu où soufflait l'esprit de résistance», a déclaré le président.

Au Vatican, le pape François a célébré une messe à la mémoire des victimes. Il a notamment dénoncé la «cruauté humaine» dont les gens sont capables.

La police française continuait, pendant ce temps, à traquer deux frères lourdement armés qui, craint-elle, pourraient frapper de nouveau après avoir froidement exécuté 12 personnes dans les locaux du quotidien satirique.

M. Hollande a dit que l'éventualité d'une nouvelle attaque est «notre principale préoccupation» et a révélé que plusieurs arrestations ont été effectuées pendant la nuit.

Le premier ministre Manuel Valls a fait savoir que les deux suspects sont les frères Chérif et Saïd Kouachi, qui sont âgés respectivement de 32 et 34 ans. Les deux hommes sont connus des services de renseignement. Chérif Kouachi avait été reconnu coupable de terrorisme en 2008 et condamné à 18 mois de prison pour avoir collaboré avec un réseau qui recrutait des combattants pour l'Irak.

Carte d'identité échappée

L'avocat de Chérif Kouachi a confirmé jeudi que les policiers ont pu identifier les deux frères quand l'un d'eux a échappé sa carte d'identité dans la voiture à bord de laquelle ils ont pris la fuite.

Deux hommes ressemblant aux suspects ont cambriolé une station d'essence dans le nord de la France, jeudi matin. Les policiers se sont rapidement rendus sur place et des hélicoptères ont survolé les lieux, mais les suspects avaient fui. Jeudi après-midi, les recherches de la police se concentraient autour de Villers-Cotterets, où se trouve la station d'essence, et de Crépy-en-Valois, où les deux suspects pourraient se terrer.

Partout à travers le monde, de Berlin à Bangkok, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour une deuxième journée de suite en agitant des crayons en appui à la liberté de presse.

«Nous ne pouvons que vivre sans peur, a écrit Kai Diekmann, l'éditeur en chef de Bild, le plus important quotidien allemand. Nos collègues de Paris ont payé le prix ultime. Nous nous inclinons devant eux.»

Deux explosions ont visé des mosquées tôt jeudi, suscitant des craintes de représailles contre la communauté musulmane française. Les attaques se sont produites à Le Mans, au sud-ouest de Paris, à Lyon, au sud-est de la capitale, sans faire de blessés. Un restaurant libanais qui se trouve à côté d'une mosquée de la ville de Villefranche-sur-Saone, dans le sud-est du pays, a aussi été attaqué.

Un responsable français de la sécurité a indiqué sous le couvert de l'anonymat que sept personnes ont été épinglées pendant la nuit. Un troisième suspect dans cette affaire, Mourad Hamyd, s'est livré lui-même aux policiers. La porte-parole du bureau du procureur de Paris, Agnès Thibault-Lecuivre, n'a pas précisé la nature de ses liens avec les frères Kouachi.

Plusieurs pays européens s'inquiètent de longue date de voir des djihadistes ayant combattu en Irak ou en Syrie revenir commettre des attentats chez eux.

Plus de 800 soldats français ont été déployés autour des bureaux des médias, des lieux de culte, des transports en commun et d'autres cibles potentielles. Le Royaume-Uni a rehaussé la sécurité de ses ports et de ses aéroports.

Les caricaturistes Stéphane «Charb» Charbonnier, qui était aussi le directeur de Charlie Hebdo, Georges Wolinski, Jean Cabut (Cabu) et Bernard Verlhac (Tignous) ont notamment été tués lors de l'attentat.

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