Piratage de Sony: des sanctions contre la Corée du Nord

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Le président américain, Barack Obama

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Josh Lederman
Associated Press
Honolulu

Les États-Unis ont imposé des sanctions contre plusieurs entités et individus nord-coréens, à la suite de la cyberattaque contre la filiale cinéma de Sony, il y a quelques jours.

Le président américain Barack Obama a signé un décret, vendredi, pour autoriser les premières sanctions contre la Corée du Nord depuis la controverse liée au film «The Interview» - une comédie satirique visant le chef suprême des nord-coréens, Kim Jong-un.

«Ces mesures ne visent pas les Nord-Coréens, mais bien le gouvernement et ses actions qui menacent les États-Unis et d'autres pays», a plaidé Barack Obama, dans une lettre transmise aux élus de la Chambre des représentants et du Sénat.

L'administration Obama a indiqué que les sanctions étaient dirigées contre trois entités nord-coréennes - dont le service de renseignements du gouvernement et un marchand d'armes - et dix individus travaillant pour ces organisations ou pour le gouvernement.

Les entités et personnes concernées ne peuvent donc plus utiliser le système bancaire américain. Il leur est aussi interdit d'effectuer des transactions avec des Américains.

Les individus sanctionnés n'ont pas nécessairement été impliqués dans la cyberattaque, selon un responsable de l'administration qui a préféré garder l'anonymat. M. Obama a plutôt choisi de cibler un secteur, la défense, afin d'isoler et d'affaiblir le pays, et ainsi l'empêcher de commettre d'autres attaques.

La Maison-Blanche a précisé que ces sanctions ne constituaient que la première étape des représailles américaines à l'attaque informatique contre Sony, qui aurait été visiblement perpétrée par la Corée du Nord. D'autres individus seront punis prochainement, selon le responsable.

La Corée du Nord a nié toute implication dans l'incident. Certains experts en sécurité informatique ont aussi avancé que Pyongyang n'était pas nécessairement à blâmer.

Sony Pictures avait décidé d'annuler la sortie de son long métrage après avoir reçu de nouvelles menaces - une décision qui avait été vivement critiquée par le président Obama.

«The Interview» a finalement été présenté dans quelques salles de cinéma à la fin du mois de décembre.

La semaine dernière, certains avaient conclu que les États-Unis avaient répondu à l'attaque, alors que la Corée du Nord avait subi une panne de son réseau Internet d'une durée de plus de dix heures. La Maison-Blanche n'a pas commenté sur la responsabilité présumée de l'administration.

Barack Obama s'était engagé à répondre de façon «proportionnelle» à la cyberattaque, mais il n'avait pas précisé les moyens utilisés ni le moment.

Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord étaient déjà tendues, notamment concernant le programme nucléaire et la violation des droits de l'homme.

Le président Barack Obama a décrété ces mesures d'Hawaï, où il est en vacances avec sa famille jusqu'au 4 janvier.

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