Péladeau surreprésenté dans les médias, selon Martine Ouellet

Martine Ouellet aimerait qu'il y ait un plus... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Martine Ouellet aimerait qu'il y ait un plus grand équilibre dans la couverture médiatique des candidats à la chefferie du Parti québécois, comme cela se fait généralement lors des campagnes électorales.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) La couverture de Pierre Karl Péladeau par les médias est déséquilibrée par rapport à celle accordée aux autres candidats de la course à la chefferie du Parti québécois, constate Martine Ouellet.

«Il pourrait y avoir un petit peu d'amélioration, c'est clair», a répondu à la blague la députée péquiste de Vachon lorsque interrogée à ce sujet. «Dans les campagnes électorales, a-t-elle repris, il y a une recherche d'équilibre pour l'ensemble des partis.

«On pourrait en venir à ce principe dans une course à la chefferie. Avoir une espèce d'équilibre au niveau de l'ensemble des candidats pour ce qui est de la présence médiatique», a suggéré la seule femme parmi les six aspirants déclarés à la succession de Pauline Marois à la tête du PQ.

Mme Ouellet s'est cependant gardée de la moindre attaque contre le député de Saint-Jérôme que les sondages placent invariablement premier dans cette course à la direction.

Elle a refusé de préciser si le fait que M. Péladeau soit actionnaire de contrôle de Québecor influence la couverture de l'empire médiatique. «Je n'ai pas fait d'analyse détaillée pour [le] voir par rapport à Radio-Canada ou d'autres réseaux s'il y a une différence.»

Martine Ouellet a réitéré qu'elle s'abstiendra de livrer ses réflexions sur la controverse entourant les parts de PKP - tiré de ses initiales - dans l'entreprise. «Peu importe les commentaires que je ferai, ils seront analysés à la lueur de la course à la direction. Ce débat est plus fondamental que ça.»

Mme Ouellet a cependant répondu qu'elle entend ranimer le débat sur une possible révision de la loi antibriseurs de grève. Le Parti québécois en a déjà une proposition à cet effet. À l'époque, la direction de Québecor avait notamment décrété un lock-out au Journal de Québec.

«C'est à regarder, mais pas seulement pour les entreprises du côté des médias. À cause des nouvelles technologies, pour l'ensemble des entreprises, on doit revoir cette loi. J'aurai l'occasion d'y revenir.»

Télé-Québec «pour couvrir les régions»

Télé-Québec doit être placée à la tête d'une chaîne d'informations en continu pour les régions afin de pallier l'indifférence que leur manifestent les grands réseaux comme TVA et Radio-Canada.

La députée péquiste et candidate à la chefferie du Parti québécois, Martine Ouellet, a formulé cette proposition, jeudi, en point de presse devant l'édifice abritant l'Assemblée nationale.

Ces derniers jours, Le Soleil a fait écho à une colère du député péquiste de Labelle. Sylvain Pagé était fâché qu'une manifestation ayant réuni 1000 personnes à Mont-Laurier, dans les Laurentides, au nord de Montréal, n'ait pas attiré l'attention des médias nationaux.

Martine Ouellet profite de la course à la direction de sa formation politique pour exposer un moyen de faire entendre les voix du Québec hors des grands centres que sont Montréal et Québec.

Selon elle, il suffirait de consacrer 30 millions $ pour mettre sur pied un tel réseau d'information en continu. Télé-Québec diffuserait également chaque jour un bulletin voué à l'information régionale.

«Nos régions, pour qu'elles atteignent leur plein potentiel économique, social et culturel, doivent être en mesure de rayonner chez elles, au Québec et dans le monde», a-t-elle indiqué.

«Québec est un vaste territoire et les réalités régionales sont très différentes d'une région à l'autre, a-t-elle plaidé. Elles ont avantage à être connues.»

Aux journalistes, elle a soutenu que le manque d'intérêt envers les régions «n'est pas normal [...] pas acceptable. Et c'est pour ça qu'il faut renforcer l'information régionale».

Télévision «nationale»

Elle n'a pas manqué de signaler qu'elle croit toujours à l'accession du Québec à l'indépendance. «Dans un Québec pays, TQI [le réseau d'informations en continu] et Télé-Québec intégreront tant l'expertise que le financement de la portion québécoise de Radio-Canada.»

La politicienne a énuméré une série de coupes qui frappent particulièrement les régions, en éducation, en santé, en emplois comme en information. «Si on veut donner plus de pouvoirs aux régions, il faut leur donner l'accès à l'information et à la diffusion.»

Martine Ouellet a invité Pierre Karl Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor, à l'appuyer dans sa tentative d'élargir le rôle de Télé-Québec. Elle a déploré au passage le fait que le député de Saint-Jérôme a refusé de signer une sortie réclamant que la course à la direction du Parti québécois passe par cinq débats publics. Se contenter de n'en tenir que deux, c'est ignorer les régions et cantonner l'exercice dans les seules villes de Québec et de Montréal, a-t-elle dit en substance.

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