Cas Péladeau: le PQ rejette la proposition du CEM

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Agnès Maltais a réitéré le refus du Parti québécois de participer à une étude du Centre d'études sur les médias sur le cas de Pierre Karl Péladeau, rappelant que «tout ce qui vise à sortir le député de Saint-Jérôme de l'Assemblée nationale ou qui le vise spécifiquement, on n'est pas d'accord».

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(Québec) Le Parti québécois rejette la proposition «inacceptable» du Centre d'études sur les médias (CEM) de l'Université Laval qui vise selon lui «encore plus» le baron des médias et député Pierre Karl Péladeau.

La leader parlementaire péquiste, Agnès Maltais, a fait connaître mardi son opposition à la suggestion de mandat du CEM qui lui a été soumise la veille.

«Ça ressemble en tous points à ce qu'on a déjà refusé», a dénoncé Mme Maltais.

Le PQ a toujours refusé que le député de Saint-Jérôme et actionnaire majoritaire de Québecor soit spécifiquement visé par le mandat d'une étude. L'opposition officielle veut un libellé qui se limite à l'influence plus large des actionnaires de médias sur le monde politique, sans insister sur le cas de M. Péladeau, élu depuis le 7 avril.

«Nous ne donnons pas notre appui, a répété Mme Maltais. [Le mandat] vise encore plus spécifiquement le député de Saint-Jérôme. Ce qu'on a reçu est très clair.»

Le CEM a communiqué par courriel avec le gouvernement à deux reprises, hier, pour dire qu'un consensus des partis sur son mandat était un souhait, mais non une condition. Le C. A. de l'organisation doit toutefois se réunir à nouveau avant de confirmer s'il accepte ou non le mandat.

Le centre de l'Université Laval a proposé d'évaluer l'influence que peut avoir un «actionnaire important» à travers ses médias, «notamment lorsqu'il participe, en tant qu'élu, aux instances politiques».

Mardi, Mme Maltais a entretenu le flou quant à la collaboration que sa formation offrira si le CEM va de l'avant avec son étude. «Le CEM ne nous a jamais parlé, ne nous a jamais contactés, ne nous a jamais soumis de mandat, a-t-elle noté. Tout ça, c'est le gouvernement qui agit, là. [...] Tout ce qui vise à sortir le député de Saint-Jérôme de l'Assemblée nationale ou qui le vise spécifiquement, on n'est pas d'accord.»

Fournier irait de l'avant

Mardi, le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, avait l'impression que le CEM irait de l'avant. Il prévoit lui octroyer 50 000 $ pour mener à bien son mandat, qui aboutirait en août avec des pistes de réflexion mais aucune recommandation.

«Pourquoi le PQ dit non à un centre d'études reconnu par eux-mêmes comme étant crédible? a demandé M. Fournier. Pourquoi le PQ a-t-il peur de la réflexion? La seule réponse est qu'il a probablement peur des conclusions de la réflexion.»

Il apparaît clair que M. Fournier ne laisserait pas le rapport du CEM s'empoussiérer sur une tablette. Le gouvernement pourrait aller de l'avant avec une loi, une modification réglementaire ou au code d'éthique des députés, par exemple. 

«Il est possible que M. Péladeau, à un moment donné, ait un choix à faire, a dit M. Fournier. Mais c'est lui qui fera le choix. Il n'y a personne d'autre qui peut déclarer inéligible quelqu'un. Mais il est évident qu'il y a des conditions à l'éligibilité.»

Les sondages placent le député de Saint-Jérôme comme favori pour remporter la course à la direction du PQ, en mai. Il semble que les militants devront faire leur choix en sachant qu'une épée de Damoclès pend au-dessus de la tête de l'un des candidats. 

«Ça ne veut pas dire que M. Péladeau ne peut pas siéger, ajoute M. Fournier. Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas aspirer au plus haut poste du Québec. Ça veut dire qu'il doit choisir.»

Des questions sont perpétuellement posées quant au traitement médiatique réservé à M. Péladeau dans ses médias, a poursuivi le leader libéral. À tort ou à raison. «Regardez comment la couverture se passe, dit M. Fournier. Tous les jours il y a quelqu'un qui va demander : comment ça se fait, ça? [...] Ça fait depuis qu'il est arrivé à Hydro-Québec qu'on se demande s'il va mettre des balises entre lui et le pouvoir. Et on les cherche toujours.»

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