PQ: foncer vers la souveraineté

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Si Jean-François Lisée devenait chef, le Parti québécois déciderait un an avant le prochain rendez-vous électoral s'il met ou pas le cap sur la souveraineté.

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(Québec) Malgré la dégelée encaissée au dernier scrutin général, les militants du Parti québécois (PQ) tiennent à ce que leur parti avance franchement sur le front de la souveraineté dès qu'il reprendra le pouvoir. La gifle du 7 avril serait due à une série d'éléments circonstanciels, selon eux.

Par-dessus tout, les militants péquistes veulent en finir avec les finasseries sur cette question. Ils veulent que leur formation, après avoir cultivé le flou lors des six dernières élections générales, soit très claire avec les électeurs lors du prochain rendez-vous électoral; qu'elle s'engage résolument en faveur de la souveraineté et qu'elle fasse campagne sur ce thème la prochaine fois.

Les militants affirment par ailleurs que l'ADN social-démocrate du PQ doit être conservé et réaffirmé. Ils estiment qu'il ne constitue en rien un obstacle à un large rassemblement derrière leur parti. Cette étiquette, il faut le dire, recouvre une acception beaucoup plus large et élastique aujourd'hui qu'à d'autres époques.

Voilà le pouls du terrain que reçoit la direction du Parti, selon les informations du Soleil. C'est en tout cas ce qui se dégage des discussions entre les militants ayant pris part aux assemblées générales des différentes associations de circonscription, d'après les éléments d'informations qu'a pu recueillir la direction jusqu'à présent. La plupart des 125 associations péquistes ont tenu leur assemblée générale ad hoc. Cette introspection achève, donc.

La commission politique du PQ avait préparé un document auquel devaient répondre les militants péquistes réunis en assemblée générale de circonscription. Parmi les questions posées, celles-ci :

• Pourquoi l'indépendance du Québec ne semble pas être actuellement au centre des préoccupations de nombreux Québécois?

• La discussion sur l'échéancier référendaire occulte-t-elle celle sur l'objectif à atteindre?

• Pour réussir l'union des forces souverainistes, est-il plus efficace de réunir les souverainistes sous un seul grand chapiteau ou de créer des alliances stratégiques avec d'autres partis souverainistes? Les avis seraient plus partagés sur cette dernière question.

Lorsqu'elles auront toutes été recueillies, les réponses fournies serviront à la confection d'un autre document qui lui sera remis aux délégués du prochain Conseil national du Parti québécois. La date précise de la tenue de cette instance reste à déterminer, mais on vise la fin janvier ou le début de février. En toute logique, les délégués du Conseil national devraient entériner et officialiser ces orientations venues du terrain.

«On ne taille pas l'habit du chef avant de l'avoir choisi. On va choisir la couleur et la qualité du tissu» de son costume, avait expliqué leprésident du PQ, Raymond Archambault, au lancement de cet exercice d'introspection.

Positions solubles

Les candidats à la succession de Pauline Marois n'ont pas attendu l'officialisation de ces orientations pour dévoiler et camper leurs positions. Sur la souveraineté, certaines sont à l'évidence solubles avec ce qui monte de la base. D'autres, celle de Bernard Drainville, par exemple, le sont moins.

Le député de Marie-Victorin écarte en effet tout référendum dans le prochain mandat d'un gouvernement du PQ si celui-ci était élu lors des prochaines élections d'octobre 2018. Un référendum ne serait organisé que dans un deuxième mandat, pas avant 2023, donc.

Jean-François Lisée préconise d'abord et avant tout la clarté. S'il devenait chef, le Parti québécois déciderait un an avant le prochain rendez-vous électoral s'il met ou pas le cap sur la souveraineté.

Alexandre Cloutier est d'accord avec la tenue d'un référendum dans un prochain premier mandat, mais seulement si un million de signatures sont d'abord recueillies à cet effet.

Pour Martine Ouellet, le Québec déclarerait son indépendance 12 mois après avoir lancé des négociations avec le gouvernement fédéral.

Le meneur dans les sondages, Pierre Karl Péladeau, a affirmé que son unique objectif sera de réaliser la souveraineté du Québec. Ses adversaires le pressent d'en dire plus sur les «modalités».

Le nom du nouveau chef du PQ sera connu en mai.

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