Michel Audet: diplomate sur le tard

Originaire de Québec, le nouveau délégué général du... (Photo fournie par la délégation générale du Québec)

Agrandir

Originaire de Québec, le nouveau délégué général du Québec à Bruxelles, Michel Audet, voit d'un bon oeil la façon dont le maire de Québec Régis Labeaume insiste sur le caractère francophone de la Vieille Capitale auprès des Européens.

Photo fournie par la délégation générale du Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Bruxelles) Le nouveau délégué général du Québec à Bruxelles venait pratiquement de débarquer de l'avion quand il a accueilli Régis Labeaume à l'aéroport lundi matin. C'est avec «son» maire - Michel Audet est natif et toujours citoyen de Québec - qu'il a entrepris ses fonctions diplomatiques dans le «laboratoire vivant de la politique» que constitue la Belgique.

Ce pays fédéraliste, avec trois régions importantes où se parlent autant de langues, doit partager les juridictions et les revenus et composer avec une panoplie de partis politiques. Il est aussi le siège du Parlement européen. Les échanges avec le Québec sont donc bilatéraux et multilatéraux.

Et puis il y a l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, actuellement en révision juridique et linguistique. «Il faut suivre ça de près. Il faut avoir les bons contacts, les bonnes ressources pour avoir l'information stratégique et il faut faire le pont avec le Québec pour aider à préparer les entreprises», a expliqué M. Audet au Soleil, lors d'un entretien réalisé dans sa nouvelle résidence officielle.

Celui-ci est enchanté de retravailler avec les Belges, qu'il a côtoyés alors qu'il était représentant du Québec à l'UNESCO (entre 2007 et 2011), puis comme commissaire général du Forum mondial de la langue française tenu à Québec (2008).

«Avec la Belgique, avec ses entités communautaires, il y a un capital de sympathie incroyable. Il y a une proximité de pensée, de relations quotidiennes et affectives. Tout le monde est preneur d'une relation avec le Québec ici», se réjouit le nouveau délégué général.

Réciprocité

Au Québec aussi, il y a de l'intérêt, a pu constater M. Audet ces dernières semaines. Nommé en septembre par le gouvernement libéral, il a pris le temps de rencontrer plus de 80 acteurs de tous les horizons qui veulent échanger avec la Belgique.

Cela lui a aussi permis de fermer ses dossiers de sous-ministre aux Relations internationales, poste qu'il occupait depuis 2012. Et puis il faut réorganiser la famille quand survient un déploiement à l'étranger. Pour l'instant, l'épouse et les deux fils de M. Audet demeurent à Québec, mais ils viendront le rejoindre pour le début de la prochaine année scolaire.

L'homme raconte s'être lui-même avancé pour le poste. Ancien professeur de relations industrielles à l'Université Laval, il est arrivé un peu par hasard à la diplomatie. «J'ai adoré mon métier universitaire. Je ne pensais d'ailleurs jamais le quitter un jour», dit-il. Mais voilà, il a aussi adoré être en poste à l'étranger et la carrière de diplomate. Il a donc eu le goût d'y retourner.

M. Audet dit aborder le volet politique de la tâche très rationnellement. «J'ai servi M. [Jean] Charest, Mme [Pauline] Marois, là je sers M. [Philippe] Couillard. Je suis un universitaire. Ce qui m'intéresse, c'est servir le Québec.»

Québec, la capitale, ne sera pas en reste. Le petit gars de la rue Saint-Olivier - en réalité, c'est un colosse - a toujours aimé sa ville, mais il en savoure toute la beauté et constate l'envie qu'elle suscite depuis qu'il travaille à l'étranger. Par exemple, l'expertise développée ces dernières années dans la gestion d'événements intéresse particulièrement Bruxelles, qui veut accentuer son côté festif.

Selon M. Audet, le maire Régis Labeaume est un bon représentant pour la capitale québécoise. «Je trouve intéressant son branding. Avec l'accent d'Amérique, il veut faire de la francophonie un point cardinal», souligne le délégué général. «Quand on travaille à l'interne, on voit comment c'est une signature importante, le fait français en Amérique. Le maire peut faire pas mal de chemin avec ça», insiste-t-il.

Si ses priorités, établies par le gouvernement Couillard, sont le Plan Nord et la stratégie maritime, le délégué général entend d'ailleurs toujours trouver le temps pour la culture. Ce n'est pas son maire qui va s'en plaindre.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer