L'austérité? Connait pas, dit Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le premier ministre Philippe Couillard.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Pour Philippe Couillard, «il n'y a pas d'austérité» en ce début de mandat de son gouvernement. «C'est une vue de l'esprit», a lancé le premier ministre au traditionnel bilan de fin de session parlementaire.
Le premier ministre y est allé d'une vigoureuse mise au point, vendredi, à l'Assemblée nationale, tout en martelant qu'il ne reculera pas avec des «décisions difficiles» à prendre, mais qu'il juge inévitables.

«L'austérité, c'est diminuer les budgets de l'État, a statué le chef du gouvernement. La politique économique et fiscale du Québec continue d'être expansionniste, lentement, mais elle l'est.

«On [Québec] dépense plus d'argent que l'année précédente, a-t-il poursuivi. Et encore plus l'année suivante. Nous avons un investissement de 11 milliards $ dans les infrastructures. S'il y en a qui appellent ça de l'austérité, je ne sais pas. Mais il faudrait d'autres exemples pour en parler.»

M. Couillard a sourcillé lorsque les journalistes ont utilisé le terme qu'il associe à des nations en Europe qui se sont heurtées à une situation budgétaire catastrophique. «Quand on parle d'austérité, si on laisse passer ce mot sans répondre, on l'accrédite.

«On envoie un parallèle avec ce qui s'est passé dans les pays européens aux prises avec des circonstances beaucoup plus difficiles que les nôtres et qui ont coupé les dépenses. Nous ne sommes pas là du tout.»

«Rigueur budgétaire»

Le chef libéral préfère parler de «période de rigueur budgétaire qui doit maintenant être la norme au Québec». À ce sujet, il a établi clairement que lui et son équipe n'entendent pas dévier du cap qu'ils ont arrêté.

Le déficit zéro est toujours sur l'écran radar pour 2015-2016, a-t-il réitéré. Le gel du recrutement des fonctionnaires, la suppression de 1150 postes, dès l'an prochain, la suspension des primes des dirigeants de la fonction publique, la réduction des budgets discrétionnaires des ministres, autant de mesures que Philippe Couillard se plaît à mettre de l'avant.

Québec s'apprête à négocier avec sa fonction publique le renouvellement des conventions collectives. Le front commun des syndicats réclame des hausses dépassant 14 % sur trois ans.

En plaidant le mauvais état des finances publiques, Québec semble mettre la table à un gel salarial. «Nous ne ferons pas la négociation sur la place publique, a glissé M. Couillard, mais je dirais que ça fait partie de ce qu'on doit faire pour atteindre l'équilibre [budgétaire] et le maintenir.»

La controverse sur la modulation du coût des places en garderies en fonction du salaire des parents n'empêchera pas l'adoption des changements, a-t-il aussi souligné. «Près de 60 % des familles continueront de payer moins de 9 $» par jour pour des places représentant 60 $ par enfant», a-t-il répété.

Manifestations tenues pour dénoncer «l'austérité» ou protestations contre la loi qui obligera les syndiqués des municipalités à payer la moitié du déficit de leurs fonds de pension ne changeront rien à sa détermination, a évoqué le premier ministre.

Les «décisions difficiles» sont incontournables, à ses yeux. «Chaque fois que je me sens un peu stressé, je pense à mes enfants, aux enfants de mes enfants et, pourquoi pas, à votre génération», a-t-il lancé à un journaliste.

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