L'aspirant chef Pierre Karl Péladeau mise sur le pays

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Pierre Karl Péladeau a mis fin à un faux suspense, jeudi après-midi, en allant chercher son bulletin de candidature à la permanence du Parti québécois, à Montréal.

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(Québec) Pierre Karl Péladeau sera prétendant au trône péquiste et fait le pari de promouvoir la souveraineté sans s'empêtrer dans la mécanique référendaire.

Le député de Saint-Jérôme et actionnaire de contrôle de Québecor a mis fin à un faux suspense, jeudi après-midi, en allant chercher son bulletin de candidature à la permanence du Parti québécois (PQ), à Montréal. Il en avait fait l'annonce plus tôt devant une assemblée d'étudiants à l'Université de Montréal.

M. Péladeau souhaite devenir «un chef qui va être rassembleur» et «qui va faire le nécessaire pour que le Québec devienne un pays».

L'actuel mandat libéral donne le temps, selon lui, de procéder à «un exercice d'explication, qui va rapprocher le citoyen de la politique, qui va être en mesure de mieux apprécier en quoi [la souveraineté] consiste et d'éviter cette adéquation entre la souveraineté et le référendum, comme malheureusement ça s'est produit durant la dernière campagne électorale».

Quant à son propre calendrier référendaire, M. Péladeau s'en ouvrira «au moment opportun». Le député procédera à l'annonce officielle de sa candidature dimanche, dans sa circonscription.

Bien accueilli par ses rivaux

La confirmation attendue de M. Péladeau a été bien accueillie par ses collègues péquistes et concurrents dans la course, qui avaient hâte qu'il saute sur la glace.

«C'est le lancement d'un bon débat d'idées», a lancé l'aspirant Bernard Drainville, qui souhaite confronter M. Péladeau sur la privatisation du système de santé, sur l'appartenance du PQ à la social-démocratie, sur la laïcité et sur le projet de pipeline de TransCanada.

La confirmation de la candidature de M. Péladeau est une «très bonne chose», puisqu'il était dans les faits «déjà dans la course», note la candidate Martine Ouellet. Elle se demande comment il pourrait rassembler le mouvement souverainiste alors qu'il remettait en question la pertinence du Bloc québécois il y a une dizaine de jours.

De la même façon, le candidat Jean-François Lisée se réjouit à l'idée d'entendre M. Péladeau préciser sa pensée sur différents sujets.

Candidat lui aussi, Alexandre Cloutier se considère comme sur une «tangente» vers le haut. «J'étais bon dernier, force est de constater que je suis rendu bon deuxième», a-t-il noté.

Les libéraux enchantés

De leur côté, jeudi, des libéraux se frottaient les mains du moment choisi par le député de Saint-Jérôme pour braquer l'attention médiatique sur lui. Le gouvernement se démenait avec ses mesures concernant les frais de garderies. D'autant plus que l'opposition officielle du Parti québécois a déposé une motion de confiance qui, malgré l'improbabilité de son adoption, visait à renverser le gouvernement. «Je suis très surpris de voir que le futur chef du PQ ne se présente pas au vote de la motion de censure déposée par son propre parti», a raillé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette. «C'est très étonnant. C'est un geste qui en dit peut-être long.»

Le solidaire Amir Khadir doute pour sa part que M. Péladeau parvienne à incarner les valeurs progressistes du PQ. «Pierre Karl Péladeau est un des patrons les plus revanchards, les plus sévères et connu pour ses positions les plus antisyndicales de l'histoire récente du Québec», a-t-il déclaré.

L'organisation de M. Péladeau devra se déployer rapidement si elle compte atteindre son objectif de récolter les signatures nécessaires pour officialiser sa candidature d'ici cinq jours, comme l'a révélé Le Devoir. Une «démonstration de force» de la machine PKP. Si tel devait être le cas, le compte devrait y être mardi soir. Un total de 2000 signatures de membres répartis à travers au moins 50 circonscriptions. Jeudi, à sa sortie de la permanence, M. Péladeau a toutefois tempéré en déclarant que «ça prendra le temps que ça prendra».

Le moment est bien choisi si le nouveau candidat veut profiter de la tenue de 16 assemblées générales d'association de circonscriptions qui se dérouleront au cours de la fin de semaine pour amasser des signatures. Les aspirants-chefs y désignent des représentants pour faire signer des membres.

Le nom du nouveau chef du PQ sera connu en mai.

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