Enfant tué par une voiture de la SQ: Couillard doit intervenir, selon le PQ

«Pour pouvoir faire des filatures, il y a... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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«Pour pouvoir faire des filatures, il y a des critères, a lancé Agnès Maltais. Il faut que les enquêtes soient très importantes et qu'elles touchent à des crimes graves. [M. Couillard] doit ordonner à ses troupes de collaborer.»

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(Québec) Philippe Couillard doit s'assurer que son parti collabore avec la police et que les hauts fonctionnaires visés par une enquête de l'UPAC ne sont plus en position de nuire, exhorte le Parti québécois.

Le tragique accident qui a coûté la vie à un garçon de cinq ans en février, à Longueuil, a impliqué un policier effectuant à haute vitesse la filature d'un ancien directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ), a révélé vendredi La Presse.

La filature s'est déroulée dans le cadre d'une opération de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) qui vise «des élus provinciaux, des hommes d'affaires très influents et des hauts fonctionnaires du gouvernement», selon les documents révélés.

Vendredi, la nouvelle a fait bondir la leader de l'opposition officielle, Agnès Maltais, qui soupçonne les libéraux de ne pas collaborer avec les policiers.

«Pour pouvoir faire des filatures, il y a des critères, a lancé Mme Maltais. Il faut que les enquêtes soient très importantes et qu'elles touchent à des crimes graves. [M. Couillard] doit ordonner à ses troupes de collaborer.»

De la même façon, a-t-elle poursuivi, le premier ministre doit s'assurer «que plus aucun haut fonctionnaire qui pourrait être impliqué dans de la collusion soit au service de l'État».

Selon La Presse, la cible de la filature était Robert Parent, directeur général du PLQ entre 2003 et 2008. Les policiers le suivaient pour s'assurer qu'il ne cherchait pas à transmettre de l'information sur l'enquête et s'entendre avec des suspects sur une version des faits.

«Les hauts dirigeants du PLQ doivent s'assurer de donner l'information au premier ministre pour que l'État soit libéré de toute pression», a insisté Mme Maltais.

Depuis Toronto, où il participait à un conseil des ministres commun avec des élus ontariens, M. Couillard s'est rappelé avoir rencontré M. Parent lors «de [son] premier passage en politique» et «peut-être une ou deux fois en 2012». «On a parlé de politique à mon retour sur la scène politique», a-t-il affirmé, selon ce que rapporte La Presse.

Vendredi, la Coalition avenir Québec n'a pas voulu emboîter le pas aux interrogations du Parti québécois. «Je pense qu'on veut faire de la politique qui n'est pas très propre», a déclaré le député caquiste Marc Picard. «Que ce soit une enquête de l'UPAC sur un ex-dirigeant du PLQ ou sur un citoyen qui n'a aucun lien avec les partis... Il n'y a pas de lien là-dedans» avec la mort du garçon à Longueuil.

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