Harcèlement: Trudeau aurait dû régler en privé, selon Françoise Boivin

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La députée néo-démocrate Françoise Boivin

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

En l'absence de plainte formelle à l'endroit de ses députés, le chef libéral Justin Trudeau aurait simplement dû demander à ceux-ci de corriger leur comportement, estime la députée néo-démocrate Françoise Boivin.

«Il ne semble que n'importe quel juriste (...) aurait avisé: «Si on n'a pas de plainte, il n'y a pas grand-chose que tu peux y faire, alors tu peux peut-être aller parler à tes gens et dire: Peux-tu faire attention à ton comportement, parce que si ça c'est vrai, etc., and «that's it»», a lancé l'élue mardi.

«Quand on agit politiquement au lieu d'agir logiquement et comme n'importe quel être normal devrait agir, c'est ça que ça donne: des situations bizarres», a poursuivi Mme Boivin en mêlée de presse dans les couloirs du parlement.

Depuis que l'histoire de harcèlement présumé a éclaté sur la colline, le 5 novembre dernier, le Nouveau Parti démocratique (NPD) accuse M. Trudeau d'avoir agi à l'encontre de la volonté de ses deux députées, lesquelles souhaitaient que le tout demeure confidentiel.

En annonçant la suspension de Massimo Pacetti et de Scott Andrews pour «fautes personnelles», le chef du Parti libéral a invoqué son devoir d'agir et insisté sur la nécessité d'accorder le bénéfice du doute aux victimes présumées.

Quelques heures après la conférence de presse de Justin Trudeau, les deux députés libéraux ont publié un communiqué dans lequel ils soutenaient n'avoir rien à se reprocher.

Il n'y a eu aucun échange entre le chef libéral et ses deux députés depuis cette date, a indiqué mardi la directrice des communications du chef, Mylène Dupéré.

Rencontre du BRI

Près de deux semaines après leur expulsion du caucus libéral, le sort qui attend les deux députés libéraux demeure on ne peut plus nébuleux.

Le Bureau de régie interne (BRI), qui siège à huis clos, s'est réuni pour la première fois depuis la suspension des deux élus, mardi matin.

Le comité multipartite doit discuter des processus à mettre en place afin de contrer le harcèlement sur la colline du Parlement - il n'en existe actuellement aucun.

Le cas de MM. Pacetti et Andrews doit être discuté, mais en l'absence de plainte formelle à leur égard, il pourrait fort bien ne pas y avoir enquête au BRI.

Le Parti libéral souhaite une investigation sur les cas présents, mais le Nouveau Parti démocratique (NPD) maintient qu'il faut instaurer une démarche seulement pour les cas qui pourraient survenir dans le futur pour respecter la démarche de ses députées.

Le député néo-démocrate Philip Toone, qui siège au BRI, est d'avis qu'il ne faut pas traiter les choses de façon rétroactive.

Il n'en demeure pas moins que les deux élus libéraux visés par cette affaire devraient avoir le droit de se défendre publiquement, a pour sa part estimé leur collègue Wayne Easter.

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