Le Bloc «tout à fait pertinent», corrige PKP

Pierre-Karl Péladeau mardi, à la sortie du caucus péquiste.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Pierre-Karl Péladeau mardi, à la sortie du caucus péquiste.

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(Québec) Après avoir fait l'unanimité contre lui, Pierre Karl Péladeau revient sur ses propos sur l'inutilité du Bloc québécois qui serait en fait un véhicule politique «tout à fait pertinent».

«C'était une interrogation», a expliqué le député péquiste de Saint-Jérôme, mardi, au sujet de l'un de ses commentaires formulés lors d'une rencontre avec une quarantaine de jeunes péquistes de la région des Laurentides.

À la question d'une militante, M. Péladeau a alors affirmé qu'il a «toujours eu un problème» avec le Bloc québécois. «Le Bloc ne sert strictement à rien, sauf à justifier le fédéralisme», a dit le député, selon La Presse.

Une information qui a fait pleuvoir les avis défavorables à la position de l'actionnaire majoritaire de Québecor dans le camp souverainiste.

À son arrivée à l'Assemblée nationale, M. Péladeau a nuancé sa position avec les journalistes. «Je pense que nous avons le droit de nous interroger, a-t-il affirmé. La question aussi est de déterminer si on combat le fédéralisme ou si on travaille avec le fédéralisme. Les forces souverainistes doivent se mettre toutes ensemble pour le combattre.»

Il ne faut pas oublier, a-t-il rappelé, que le fondateur du Bloc, Lucien Bouchard, souhaitait une courte vie à son parti parce qu'il souhaite accéder à la souveraineté rapidement. «Il faut constater que 25 ans plus tard, il y a encore du travail à faire», a affirmé M. Péladeau.

La position initiale du député de Saint-Jérôme sur l'inutilité du Bloc et sa contribution au fédéralisme a été rejetée par tous. À commencer par ceux qui se disputent la chefferie du Parti. Autant Jean-François Lisée, Martine Ouellet que Bernard Drainville estiment que le Bloc joue un rôle important dans la défense des intérêts du Québec et la promotion de la souveraineté.

«On va travailler avec le Bloc, a commenté le chef intérimaire Stéphane Bédard. C'est un parti frère avec qui on a maintenu beaucoup de liens. On se partage beaucoup de monde, beaucoup de gens qui ont les mêmes idéaux. Donc, on va rester côte à côte.»

Seul un fidèle de M. Péladeau, le député de Matane, Pascal Bérubé, a mis en doute la véracité des propos rapportés par La Presse. «Est-ce qu'il a vraiment dit ça? a-t-il demandé. Je n'ai pas entendu l'enregistrement. Il n'y a pas de sources qui dit qu'il a vraiment dit ça. Je vais attendre de voir.»

Joint par Le Soleil un peu plus tôt, l'ex-chef du Bloc, Gilles Duceppe, a indiqué que les mêmes propos lui ont été rapportés par des gens présents et qu'il avait contacté M. Péladeau à ce sujet.

«Je lui ai dit que c'est une erreur et qu'il aurait intérêt à analyser la situation plus à fond», a affirmé M. Duceppe.

Le faux pas n'est pour le moment pas un élément qui affecte l'appréciation que M. Duceppe fait de l'éventuelle candidature de M. Péladeau au poste de chef du PQ. «Il est trop tôt, dit-il. On commet des erreurs dans la vie. Quand je me suis trompé, je le dis. Je pense que c'est important de le faire. Des erreurs, il peut y en avoir des petites, il peut y en avoir des grosses. Ça dépend de comment on reprend les choses par la suite.»

L'actuel chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, s'est aussi entretenu avec M. Péladeau dans la foulée de ses premières déclarations. Il a remercié le député péquiste d'avoir reconnu la «pertinence» du parti mardi, mais M. Beaulieu reconnaît ne pas savoir s'il s'agit vraiment du fond de sa pensée. «Je ne peux pas présumer de ce que M. Péladeau pense, mais on constate qu'il y a beaucoup d'appuis au sein du PQ et de tous les partis indépendantistes pour le Bloc québécois», a affirmé M. Beaulieu.

Sortie contre Denis Lessard

Le député du Parti québécois Pierre Karl Péladeau n'aime visiblement pas l'attention que lui porte le journaliste de La Presse, Denis Lessard. Sur son compte Twitter, M. Péladeau a exigé, mardi, que le journaliste cesse de le joindre sur son téléphone portable personnel. Plus tôt cette semaine, M. Lessard a appelé directement le magnat de la presse sur son cellulaire, afin d'obtenir des éclaircissements sur les commentaires qu'il a effectués sur la pertinence du Bloc québécois. «Je demande à Denis Lessard de cesser de me harceler, respecter les règlements de l'Assemblée nationale et ne pas m'appeler sur mon cell perso», a écrit M. Péladeau.  

Avec Matthieu Boivin

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