Studios Mel's: Péladeau regrette son intervention auprès d'Investissement Québec

Pierre Karl Péladeau... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Pierre Karl Péladeau

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) «Je ne le referais pas», affirme Pierre Karl Péladeau au sujet de ses interventions auprès d'Investissement Québec (IQ) et devant des députés pour éviter la vente à des intérêts étrangers des studios Mel's, vente qui s'est finalement conclue avec... Québecor.

Le député de Saint-Jérôme y est allé de cette admission sans faux-fuyants, en se présentant à l'Assemblée nationale, jeudi matin. Quelques minutes plus tôt, le Groupe TVA, propriété de Québecor Média, a annoncé l'achat au coût de 118 millions $ de Vision globale, qui possède les studios Mel's.

Il y a un mois, Pierre Karl Péladeau a de nouveau fait les manchettes. Les médias ont révélé que l'actionnaire de contrôle de Québecor avait interpellé le ministre Jacques Daoust, responsable d'IQ, en commission parlementaire, au sujet de la vente de Vision globale. Il avait aussi contacté des dirigeants de la société d'État. M. Péladeau siégeait déjà à l'Assemblée nationale.

«Non, je ne le referais pas, effectivement», a laissé tomber Pierre Karl Péladeau au sujet de ses interventions. «C'était à un moment qui n'était peut-être pas approprié», a-t-il concédé.

«J'ai eu l'occasion de m'en excuser», a-t-il ajouté au sujet d'une affaire qui lui vaut une enquête du Commissaire à l'éthique. «Effectivement, je ne le referais pas», a-t-il tenu à répéter. Il a mis son faux pas sur le compte de l'inexpérience parlementaire.

Le bâtisseur de l'empire médiatique Québecor a cependant plaidé que les gestes qu'il a posés, cet été, n'ont nullement contribué à la transaction. «Pas du tout. Quand je suis intervenu, lors de l'étude des crédits, c'était sur les crédits d'impôt en général.»

Le mois dernier, Pierre Karl Péladeau s'était défendu d'avoir voulu favoriser son empire dans ce dossier. «Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction de l'importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d'une de nos entreprises.»

Il disait être animé par la crainte que l'aéroport de Mirabel aille de l'avant avec la démolition de son aérogare. Il avait pris l'initiative de communiquer avec IQ et Québecor pour voir si «un projet de studio pouvait les intéresser» à Mirabel.

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