La Charte s'invite dans la course à la direction du PQ

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Jeudi, Pierre Karl Péladeau s'est limité à répéter ses propos sur la Charte. «J'ai dit que (...) malheureusement, le scrutin a fait en sorte que le processus ne s'est pas complété.»

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a invité dans la course à la chefferie du Parti québécois (PQ) la charte des valeurs québécoises.

Sa déclaration sur le manque de temps que le gouvernement péquiste a eu pour faire accepter sa proposition amène les candidats déclarés à la succession de Pauline Marois à annoncer que leur formation devra reprendre le dossier lorsqu'elle reprendra le pouvoir.

Mercredi, M. Péladeau a profité d'une allocution devant les militants de Charlesbourg pour déclarer que «la charte, nous n'avons pas eu l'occasion de poursuivre et de terminer l'examen législatif requis», a rapporté Radio-Canada.

Avec plus de temps, «je suis convaincu que ça aurait amené un travail plus judicieux. On aurait certainement conclu dans le meilleur intérêt de la collectivité un processus de souveraineté identitaire.»

Hier, à son arrivée à l'Assemblée nationale, celui qui n'a toujours pas annoncé son intention de prendre part à la course à la direction du PQ s'est limité à répéter ses propos sur la charte. «J'ai dit que [...] malheureusement, le scrutin a fait en sorte que le processus ne s'est pas complété.»

Il a ajouté qu'il s'est exprimé, la veille, sur «la problématique de la souveraineté identitaire. [La charte] est un des éléments de la souveraineté identitaire.»

Ses quatre collègues élus, qui ont annoncé leur décision de briguer les suffrages pour la chefferie, se sont tous exprimés sur le sujet. Ils ont emprunté des nuances différentes sur la question de l'interdiction qui aurait été faite à tout employé de l'État de porter des signes religieux. Ces interdits ont fait l'objet d'un débat rageur, notamment entre souverainistes.

Pour Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, le parrain de la charte des valeurs dans le gouvernement Marois, «le débat n'est pas éteint». Il a soutenu que l'objectif de garantir la neutralité de l'État et l'égalité entre les hommes et les femmes demeure à garantir. Et il s'est de nouveau montré ouvert à des assouplissements auxquels il ne voulait pas consentir en tant que ministre.

«J'ai dit que si le processus législatif s'était poursuivi, on en serait venu à une entente avec la Coalition avenir Québec.» Un éventuel compromis porterait principalement sur l'interdiction de signes religieux se limitant aux seuls fonctionnaires en position d'autorité - comme les policiers et les éducatrices en garderie.

«On a un peu empoisonné le débat»

Pour Jean-François Lisée (Rosemont), cet élément de la charte doit être reporté dans un avenir lointain. «Revenir sur le port de signes par des employés de l'État? Il me semble qu'on [le gouvernement dont il a fait partie] a un peu empoisonné le débat. Comme on a raté cette possibilité de faire un grand pas, [...] je ne pense pas qu'on devrait revenir avec ça dans un avenir prévisible.»

Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) a répudié de nouveau le volet sur l'interdit d'afficher des signes religieux. «C'est évident que, là-dessus, nous sommes allés trop loin. Ce n'est certainement pas une mesure que je souhaiterais voir réapparaître.»

Seule femme à tenter de succéder à Pauline Marois, Martine Ouellet a rappelé qu'il existait un consensus sur certains éléments. La députée de Vachon a donné l'exemple des «postes d'autorité» dont les titulaires auraient pu être les seuls à ne pas afficher d'insignes religieux ostentatoires. «Il reste une discussion à faire avec les citoyens.»

Tous ont souligné que la mise à l'écart de la charte n'a pas réglé la délicate question des accommodements raisonnables. La charte des valeurs a été une pomme de discorde, notamment dans les rangs souverainistes, qui a coûté vraisemblablement des votes et des circonscriptions, lors du scrutin d'avril.

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